
Les actionnaires chinois de Volvo, appartenant au groupe Geely, seraient en négociation avec Ford afin de reprendre une partie d’un site industriel européen. L’objectif serait d’y lancer la production de véhicules estampillés « made in Europe », dans un contexte de transformation profonde de l’industrie automobile mondiale.
Réutilisation d’un site industriel sous-utilisé
Le projet viserait à exploiter une partie d’une usine Ford dont l’activité a fortement diminué ces dernières années. La production y serait passée d’environ 400 000 véhicules en 2016 à moins de 100 000 en 2025, laissant plusieurs lignes de montage sous-exploitées.
Les discussions porteraient notamment sur une zone d’assemblage moderne, utilisée auparavant pour des modèles comme la Ford Mondeo, le S-Max ou le Galaxy, aujourd’hui arrêtés.
Un enjeu lié aux droits de douane européens
Cette initiative s’inscrit dans un contexte de durcissement des politiques commerciales européennes, avec des droits de douane supplémentaires visant les véhicules électriques importés de Chine. Pour les constructeurs chinois, produire en Europe permettrait de réduire ces coûts et de renforcer leur compétitivité.
Selon certaines estimations, ces taxes pourraient atteindre jusqu’à 28 % sur certains modèles, rendant la production locale plus stratégique.
Expansion du groupe Geely sur le marché européen
Geely cherche à renforcer sa présence en Europe avec de nouveaux modèles hybrides et électriques, notamment dans le segment des SUV. L’implantation d’une production locale permettrait également d’améliorer la logistique et l’adaptation aux normes européennes.
Des projets de véhicules dérivés de la gamme Geely Galaxy sont évoqués, avec des modèles destinés au marché européen.
Vers une coopération technologique
Au-delà de la production, Ford et Geely envisageraient également une coopération dans les domaines des logiciels, de l’électronique et des systèmes d’aide à la conduite (ADAS), devenus centraux dans la valeur des véhicules modernes.
Une industrie automobile en pleine recomposition
Ce type d’accord illustre la recomposition de la chaîne de valeur automobile mondiale, où la production, la technologie et les stratégies industrielles s’entrecroisent de plus en plus entre l’Europe et l’Asie.





















