
Le Maroc renforce progressivement sa place sur la scène économique internationale en tirant parti des profondes mutations des chaînes d’approvisionnement mondiales. C’est le principal enseignement d’une étude publiée par la revue française Le Grand Continent, qui présente le Royaume comme un « État connecteur », capable de relier les grands pôles économiques que sont l’Europe, l’Afrique et l’Asie.
Selon cette analyse, le Maroc figure parmi les économies à revenu intermédiaire qui bénéficient le plus de la reconfiguration du commerce mondial, grâce à sa position géographique stratégique, à ses infrastructures modernes et à son environnement favorable aux investissements internationaux.
Une croissance soutenue par les investissements et les échanges
Les auteurs de l’étude mettent en avant la dynamique de l’économie marocaine, notamment dans les secteurs non agricoles. Depuis 2022, cette branche affiche un rythme de croissance supérieur aux tendances observées ces dernières années, porté par les investissements publics, le développement industriel et le renforcement des échanges commerciaux.
Cette performance est également soutenue par la résilience des transferts des Marocains résidant à l’étranger ainsi que par l’essor des investissements directs étrangers, notamment dans les filières liées à la mobilité électrique, aux batteries et aux nouvelles technologies industrielles.
Le Royaume consolide son rôle de plateforme industrielle
Grâce à sa proximité avec le marché européen et à la diversification de son tissu industriel, le Maroc attire un nombre croissant d’entreprises internationales cherchant à sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement.
L’étude estime que cette évolution permet au Royaume de renforcer son statut de plateforme industrielle régionale, notamment dans les secteurs de l’automobile, des énergies renouvelables et des technologies de pointe, tout en améliorant sa résilience face aux incertitudes géopolitiques.
Des réformes nécessaires pour maintenir la dynamique
Malgré ces perspectives favorables, les auteurs soulignent que la pérennité de cette croissance dépendra de la capacité du Maroc à accélérer plusieurs réformes structurelles.
Ils estiment que les investissements publics devront davantage stimuler l’investissement privé et favoriser les gains de productivité. Des progrès sont également attendus dans des domaines tels que l’innovation, l’éducation, le marché du travail et le climat des affaires afin de transformer les opportunités actuelles en une croissance durable et inclusive.
Selon l’étude, la combinaison entre ouverture internationale et réformes internes constitue la clé pour permettre au Maroc de consolider durablement son rôle de carrefour économique dans le nouvel ordre mondial.




















