
Le Maroc poursuit l’accélération de sa transition énergétique. Au cours du premier trimestre 2026, plusieurs projets d’énergies renouvelables totalisant près de 3 gigawatts ont été autorisés, pour un investissement global estimé à près de 22 milliards de dirhams.
Cette dynamique confirme la montée en puissance du Royaume dans le développement des énergies propres et son ambition de renforcer sa souveraineté énergétique.
Une capacité installée en forte progression
Selon les données présentées par la ministre de la Transition énergétique, la capacité additionnelle réalisée dans les énergies renouvelables a atteint 1.733 mégawatts durant l’actuel mandat gouvernemental, portant la capacité totale installée à 12,2 gigawatts en 2025.
La part des énergies renouvelables dans le mix électrique national est ainsi passée de 37 % en 2021 à 46 % en 2025, illustrant une progression importante du secteur.
Un rythme d’autorisations multiplié par huit
Depuis 2021, environ 66 projets liés aux énergies renouvelables ont été approuvés au Maroc, représentant une capacité globale de 6 gigawatts et plus de 55 milliards de dirhams d’investissements.
À titre de comparaison, seulement 23 autorisations avaient été accordées entre 2011 et 2021, ce qui traduit une nette accélération du rythme des investissements dans le secteur énergétique.
Un plan énergétique ambitieux à l’horizon 2030
Le gouvernement mise également sur un vaste programme d’équipement énergétique piloté par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), couvrant la période 2025-2030.
Doté d’un budget estimé à 120 milliards de dirhams, ce plan prévoit l’ajout de 15 gigawatts de capacité électrique, dont plus de 12 gigawatts issus des énergies renouvelables.
Des réformes pour soutenir la transition énergétique
Parallèlement, plusieurs réformes législatives ont été mises en œuvre afin de faciliter l’investissement dans le secteur, notamment les lois relatives à l’autoproduction d’électricité et au développement des énergies renouvelables.
Ces mesures visent à simplifier les procédures administratives, encourager les investissements privés et renforcer la compétitivité énergétique du Maroc.





















