
La congestion au port de Casablanca continue de s’aggraver, suscitant de vives inquiétudes parmi les acteurs de la chaîne logistique nationale. Selon les informations rapportées, le phénomène n’est plus ponctuel mais s’installe dans la durée, avec des files de navires et une saturation des quais qui perturbent fortement le fonctionnement du port.
Cette situation est désormais perçue comme un problème structurel qui affecte aussi bien les importateurs que les exportateurs, ainsi que l’ensemble des secteurs dépendants du commerce maritime.
Des délais d’attente de plus en plus longs pour les navires
Les retards enregistrés au port de Casablanca ont atteint des niveaux particulièrement élevés. Plusieurs navires doivent désormais patienter de longs jours en rade avant de pouvoir accoster, ce qui allonge considérablement les délais de traitement des marchandises.
Dans certains cas, ces délais dépassent largement les standards habituels du secteur maritime, entraînant une désorganisation des flux logistiques et une pression accrue sur les capacités d’accueil du port.
Un impact direct sur les coûts et les opérateurs économiques
Cette congestion entraîne également une hausse significative des coûts pour les opérateurs. Les surestaries, frais facturés lorsque les navires dépassent leur temps d’escale prévu, pèsent lourdement sur les importateurs et exportateurs.
Ces coûts supplémentaires se répercutent sur l’ensemble de la chaîne logistique, affectant la compétitivité des entreprises et augmentant la pression financière sur les acteurs économiques concernés.
Des secteurs stratégiques particulièrement touchés
Le secteur céréalier figure parmi les plus impactés par cette situation. Les retards dans le déchargement des matières premières peuvent perturber les chaînes d’approvisionnement, notamment pour l’alimentation humaine et animale.
Cette dépendance à un port déjà saturé accentue les risques de rupture d’approvisionnement et fragilise la continuité des activités industrielles et agroalimentaires.
Des capacités portuaires sous tension malgré les investissements
Face à cette situation, des efforts d’investissement ont été engagés pour renforcer les infrastructures portuaires, notamment à travers des projets d’extension et de modernisation des terminaux.
Cependant, ces améliorations ne produisent pas encore d’effet immédiat sur la congestion actuelle, les capacités restant insuffisantes pour absorber la croissance des flux commerciaux.
Un enjeu stratégique pour la compétitivité logistique du Maroc
Au-delà des difficultés opérationnelles, la congestion du port de Casablanca soulève un enjeu stratégique majeur pour la compétitivité logistique du pays. Les retards répétés et les surcoûts associés pourraient, à terme, affecter l’attractivité du port et inciter certains armateurs à revoir leurs escales.
Dans ce contexte, la gestion des flux portuaires et l’accélération des capacités logistiques apparaissent comme des priorités pour sécuriser les échanges commerciaux et renforcer la position du Maroc dans les chaînes logistiques internationales.





















