
Investissement au Maroc : 581 milliards de dirhams approuvés et plus de 245.000 emplois prévus
La Commission des investissements a approuvé, depuis le début du mandat gouvernemental actuel, 381 projets de conventions d’investissement et d’avenants pour un montant global estimé à environ 581 milliards de dirhams. Ces projets devraient permettre la création de plus de 245.000 emplois directs et indirects à travers différentes régions du Royaume.
Ces chiffres traduisent l’accélération de la dynamique d’investissement au Maroc dans le cadre des réformes engagées pour renforcer l’attractivité économique du pays et soutenir le développement territorial.
La nouvelle charte de l’investissement commence à produire ses effets
Selon le bilan gouvernemental 2021-2026, la nouvelle charte de l’investissement, entrée en vigueur en mars 2023, a permis à la Commission nationale des investissements d’approuver 297 projets dans divers secteurs d’activité et régions du Royaume.
Ces projets représentent un volume d’investissement total de 513 milliards de dirhams et devraient générer plus de 201.000 emplois directs et indirects à terme.
Cette nouvelle configuration vise notamment à améliorer la compétitivité du Maroc, encourager l’investissement privé et renforcer la création d’emplois à forte valeur ajoutée.
Un soutien renforcé aux TPME et aux projets régionaux
Le gouvernement a également mis l’accent sur l’accompagnement des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), à travers un dispositif spécifique lancé officiellement en novembre 2025 à Errachidia.
Dans ce cadre, 209 projets ont été déposés auprès des Centres régionaux d’investissement (CRI). Parmi eux, 33 projets ont déjà été approuvés par les Commissions régionales unifiées d’investissement, pour un montant global de près de 483 millions de dirhams et la création prévue d’environ 940 emplois directs.
Parallèlement, 179 projets régionaux de moins de 250 millions de dirhams ont été déposés depuis le début de l’année 2025. Parmi ces dossiers, 83 projets ont obtenu l’approbation des autorités compétentes, représentant un investissement global de 8,1 milliards de dirhams et près de 11.000 emplois directs à terme.
Des réformes avancées pour améliorer le climat des affaires
Le gouvernement poursuit également la mise en œuvre de la feuille de route pour l’amélioration de l’environnement des affaires à l’horizon 2026. Selon les données présentées, 98 % des initiatives et projets prévus ont déjà été lancés, avec un taux d’exécution atteignant 72 %.
Ces réformes visent à simplifier les procédures administratives, renforcer la compétitivité économique et améliorer davantage l’attractivité du Maroc auprès des investisseurs nationaux et internationaux.
Un effort d’investissement public sans précédent
Le bilan gouvernemental met aussi en avant un effort exceptionnel d’investissement public sur la période 2022-2026, avec une enveloppe globale de 1.600 milliards de dirhams, soit une hausse de 61 % par rapport à la période 2017-2021.
Ces investissements ont été principalement orientés vers les secteurs sociaux et les projets à fort impact sur la vie quotidienne des citoyens, notamment les centres hospitaliers universitaires, les établissements scolaires et les Cités des Métiers et des Compétences.
Une amélioration des délais de paiement entre entreprises
Le gouvernement souligne également les effets positifs de la loi n°69-21 relative aux délais de paiement dans les transactions interentreprises. Depuis son entrée en vigueur, 68 % des entreprises respectent désormais le délai légal de 60 jours.
Cette évolution a permis une réduction significative des créances interentreprises, passées de 373 milliards de dirhams en 2021 à 315 milliards à fin 2024, selon les données de l’Observatoire des délais de paiement.
Des progrès dans les délais de règlement de la commande publique
Les délais de paiement dans le cadre de la commande publique ont également connu une amélioration notable. En 2024, le délai moyen de règlement s’est établi à 18 jours pour l’État et les collectivités territoriales, contre 31,7 jours pour les établissements et entreprises publics.
Selon les données officielles, près de 90 % des entités concernées respectent désormais les délais légaux de paiement, traduisant les efforts engagés pour renforcer la confiance des entreprises et fluidifier l’activité économique.





















