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Rapport international : le Maroc peut libérer le potentiel du secteur privé et créer plus de 106.000 emplois

Un rapport publié par la Société financière internationale souligne que le Maroc dispose d’une opportunité importante pour renforcer le rôle du secteur privé dans l’économie et stimuler la création d’emplois, avec un potentiel estimé à plus de 106.000 postes à moyen terme.

Une dynamique économique positive malgré les chocs

Intitulé « Maroc : diagnostic du secteur privé », le rapport indique que le Royaume a enregistré des progrès notables au cours de la dernière décennie. Le PIB réel a progressé d’environ 25 % entre 2014 et 2024, tandis que le revenu par habitant a augmenté de plus de 10 %, dans un contexte marqué par plusieurs chocs externes.

Un rôle encore limité du secteur privé

Le document souligne que le Maroc est entré dans une nouvelle phase de développement fondée sur le nouveau modèle de développement et des stratégies sectorielles ambitieuses, avec l’objectif de porter la part de l’investissement privé à 30 % de l’investissement national.

Cependant, les flux d’investissements directs étrangers restent relativement faibles, avec une moyenne d’environ 1,5 % du PIB entre 2019 et 2023.

Quatre secteurs à fort potentiel

Le rapport identifie quatre secteurs prioritaires capables d’attirer d’importants investissements : l’énergie solaire décentralisée, le textile bas carbone, les produits cosmétiques à base d’argan et l’aquaculture marine.

Ces secteurs pourraient mobiliser jusqu’à 7,4 milliards de dollars d’investissements et générer des milliers d’emplois, tout en accompagnant la transition énergétique et industrielle du pays.

Des opportunités sectorielles détaillées

Dans le solaire décentralisé, le potentiel est estimé à 2,9 milliards de dollars et plus de 43.000 emplois, à condition de réformer le cadre réglementaire.

Le textile bas carbone pourrait attirer 1,9 milliard de dollars et créer environ 30.000 emplois grâce à l’économie circulaire.

Les cosmétiques à base d’argan pourraient générer 0,6 milliard de dollars et près de 17.700 emplois, tandis que l’aquaculture marine pourrait mobiliser 1,96 milliard de dollars et créer environ 75.000 emplois.

Des réformes indispensables

Le rapport insiste sur la nécessité de réformes structurelles : simplification administrative, amélioration de l’accès au financement, renforcement des compétences et développement des infrastructures.

Un tournant stratégique pour l’économie marocaine

Enfin, le document conclut que le Maroc se trouve à un moment clé de sa transformation économique, où la mobilisation du secteur privé pourrait devenir un levier essentiel de croissance et de création d’emplois.

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