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Pétrole : l’AIE revoit à la hausse ses prévisions de demande mondiale pour 2026

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) anticipe une amélioration de la demande mondiale de pétrole au cours des prochains mois. Dans son rapport mensuel publié vendredi, l’institution basée à Paris estime que le marché montre des signes de reprise, ce qui l’a conduite à relever légèrement ses prévisions pour l’année 2026.

Selon l’AIE, la consommation mondiale d’or noir est progressivement repartie à la hausse après avoir atteint son niveau le plus faible au mois de mai, grâce à des facteurs saisonniers, au retour d’une demande auparavant retardée et à une amélioration de l’approvisionnement en produits pétroliers.

Une demande qui devrait retrouver une dynamique positive

Les nouvelles projections de l’agence montrent un ralentissement progressif de la baisse de la consommation mondiale.

Après une contraction de 4,8 millions de barils par jour au deuxième trimestre 2026 par rapport à la même période de l’année précédente, le recul devrait se limiter à 1,7 million de barils par jour au troisième trimestre.

L’AIE prévoit ensuite un retour à la croissance au quatrième trimestre, avec une augmentation estimée à 1,2 million de barils par jour. Sur l’ensemble de l’année, la demande mondiale enregistrerait finalement une baisse moyenne d’environ 1 million de barils par jour, une prévision légèrement plus favorable que celle publiée en juin, où l’agence anticipait un recul de 1,1 million de barils par jour.

L’offre mondiale rebondit après les perturbations au Moyen-Orient

Du côté de la production, l’Agence internationale de l’énergie souligne un net redressement de l’offre mondiale au mois de juin.

La production a progressé de 4,1 millions de barils par jour, atteignant 98,8 millions de barils quotidiens. Cette amélioration s’explique notamment par la reprise partielle du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, à la suite du cessez-le-feu conclu le 17 juin.

Malgré ce rebond, l’AIE rappelle que les niveaux de production restent sensiblement inférieurs à ceux observés avant le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, avec un déficit estimé à 9,4 millions de barils par jour.

Des perspectives toujours liées à l’évolution des tensions géopolitiques

Pour l’ensemble de l’année 2026, l’agence table désormais sur une production mondiale moyenne de 102,6 millions de barils par jour.

Cette prévision reste toutefois conditionnée à une désescalade rapide des tensions géopolitiques dans la région. L’évolution du conflit au Moyen-Orient demeure ainsi l’un des principaux facteurs susceptibles d’influencer l’équilibre du marché pétrolier mondial au cours des prochains mois.

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