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Paiement électronique au Maroc : Bank Al-Maghrib et le Conseil de la concurrence saluent une réforme réussie

Le marché marocain du paiement électronique par carte poursuit sa transformation. Dans un communiqué conjoint publié le 10 juillet, Bank Al-Maghrib (BAM) et le Conseil de la concurrence ont dressé un bilan positif des réformes engagées depuis 2024, estimant que les mesures mises en œuvre ont permis d’ouvrir le secteur à la concurrence, de réduire les coûts pour les commerçants et de favoriser le développement des paiements électroniques.

Les deux institutions soulignent que les engagements pris par le Centre Monétique Interbancaire (CMI) et ses banques actionnaires ont contribué à moderniser le marché tout en soutenant les objectifs d’inclusion financière du Royaume.

Une réforme qui met fin au modèle du mono-acquéreur

La transformation du secteur découle de la décision rendue par le Conseil de la concurrence le 31 octobre 2024, rendant obligatoires les engagements du CMI visant à restructurer le marché de l’acquisition monétique.

Dans ce cadre, le Centre Monétique Interbancaire a cessé de prospecter de nouveaux commerçants à partir du 1er novembre 2024. Il a également procédé au transfert progressif de son portefeuille de contrats vers d’autres opérateurs, conformément au calendrier fixé par les autorités, avec une finalisation des contrats privés début 2026 puis des contrats publics quelques mois plus tard.

Parallèlement, le CMI conserve son rôle de plateforme technique de traitement des transactions, tout en garantissant un accès équitable, transparent et non discriminatoire à l’ensemble des établissements de paiement.

Bank Al-Maghrib accompagne les nouveaux acteurs

De son côté, Bank Al-Maghrib indique avoir accompagné les nouveaux établissements de paiement agréés ainsi que les opérateurs déjà présents afin de faciliter leur déploiement sur le marché.

La banque centrale précise avoir veillé au respect des normes relatives à la sécurité des paiements, à la continuité des services et à la fiabilité des infrastructures, afin d’assurer une transition sans perturbation pour les commerçants et les consommateurs.

Une baisse des commissions pour stimuler les paiements électroniques

Les autorités mettent également en avant les avancées réalisées sur le plan tarifaire.

Après avoir plafonné les commissions d’interchange à 0,65 % en 2024, Bank Al-Maghrib a décidé de réduire ce plafond à 0,50 %, une mesure qui prendra effet le 1er octobre 2026.

La banque centrale instaure également un plafond préférentiel de 0,15 % pour les paiements effectués au profit des administrations publiques ainsi que pour les transactions réalisées dans le commerce de proximité.

Cette évolution devrait permettre de diminuer les coûts supportés par les commerçants et d’encourager une adoption plus large des solutions de paiement électronique.

Un marché plus ouvert et plus compétitif

Selon Bank Al-Maghrib et le Conseil de la concurrence, l’ensemble des réformes engagées a permis de réussir la transition vers un modèle multi-acquéreurs, favorisant l’arrivée de nouveaux opérateurs, la diversification des offres et une amélioration de la qualité des services proposés aux commerçants et aux consommateurs.

Les deux institutions réaffirment leur volonté de poursuivre le suivi de ce marché stratégique afin de garantir une concurrence saine, d’encourager l’innovation et de favoriser un accès plus large à des moyens de paiement électroniques sécurisés, accessibles et proposés à des coûts compétitifs.

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