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Le Maroc engage la transformation de l’Agence nationale des ports en société anonyme pour moderniser la gouvernance portuaire

Dans le cadre de la réforme globale des établissements et entreprises publics, le Maroc s’apprête à transformer l’Agence nationale des ports (ANP) en société anonyme (SA). Cette évolution s’inscrit dans les dispositions du projet de loi n°34.25, actuellement en discussion au Parlement, visant à moderniser la gouvernance du secteur portuaire et à améliorer sa performance économique.

Cette réforme intervient dans un contexte de mutations profondes du commerce maritime mondial et de renforcement de la compétitivité des infrastructures logistiques nationales.

Une gouvernance plus souple pour accompagner les transformations du secteur

Le projet de loi prévoit une refonte du statut juridique de l’ANP afin d’instaurer un modèle de gestion plus flexible et intégré. L’objectif est de renforcer la capacité de l’institution à accompagner les stratégies nationales dans les domaines de l’industrie, de l’énergie, de la logistique, de la pêche et de l’agriculture.

Le texte ambitionne également d’améliorer la coordination entre les acteurs publics et privés, en adoptant une vision unifiée du développement portuaire, afin d’optimiser la planification et l’efficacité des investissements.

Une restructuration progressive du périmètre portuaire public

Le projet prévoit également une transformation progressive des entités relevant de l’ANP en sociétés anonymes, sur une période maximale de cinq ans à compter de l’entrée en vigueur de la loi.

Le futur cadre prévoit un modèle de gouvernance basé sur des conseils d’administration présidés par un directeur général, avec une clarification des rôles et des responsabilités entre les différentes structures du secteur.

Un chantier inscrit dans la réforme globale des entreprises publiques

Cette transformation s’inscrit dans la continuité de la réforme des établissements et entreprises publics (EEP), engagée pour corriger les dysfonctionnements structurels et alléger les procédures administratives.

Elle fait notamment suite à la création de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État (ANGSPE), chargée d’assurer le suivi des performances et la gouvernance des participations publiques.

Vers un secteur portuaire plus compétitif et attractif

Au-delà de l’aspect institutionnel, cette réforme vise à renforcer la compétitivité des ports marocains dans un environnement international marqué par une forte concurrence entre plateformes logistiques.

Le Maroc poursuit ainsi ses investissements dans ses infrastructures portuaires majeures, notamment Tanger Med et Casablanca, tout en développant de nouveaux hubs comme Nador West Med et Dakhla Atlantique, afin de consolider sa position sur les grandes routes du commerce maritime mondial.

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