
Mokhtar Jabbari, directeur provincial de la Société Régionale Multiservices de l’Oriental à Nador, a affirmé que les stations de traitement des eaux usées de Beni Ansar et de Nador Grand contribuent directement à la réduction des rejets d’eaux usées non traitées, avec un impact positif notable sur la protection des ressources hydriques, en particulier la lagune de Marchica, considérée comme l’un des écosystèmes les plus sensibles de la région.
Dans une déclaration à la chaîne Al Aoula, Jabbari a précisé que la province de Nador dispose actuellement de sept stations d’épuration des eaux usées, en plus de 23 stations de pompage. Il a indiqué que la station de Nador Grand reçoit les eaux usées provenant de plusieurs villes et communes, notamment Nador, Selouane, Zaïo, Al Aroui et Taouima, tandis que la station de Beni Ansar traite les eaux usées de Farhana, Beni Ansar ainsi que du complexe touristique d’Atalayoun.
Le responsable a ajouté que l’adoption de procédés de traitement avancés, incluant les traitements primaire, secondaire et tertiaire, a permis de réduire de manière significative la charge polluante ainsi que la pollution organique et microbiologique. Cette amélioration a contribué à rehausser la qualité des eaux et à préserver l’équilibre écologique, en cohérence avec les objectifs nationaux de protection des milieux naturels sensibles.
Dans le même contexte, Jabbari a souligné que ces projets environnementaux renforcent la qualité du service d’assainissement liquide face à la croissance démographique et à l’expansion urbaine que connaît la région. Cela se fait notamment par l’augmentation des capacités de traitement et l’adoption de technologies modernes, parallèlement aux projets d’extension des installations afin de répondre à la demande croissante et d’assurer la durabilité des services.
Il a également indiqué que la société œuvre à la valorisation des eaux traitées à travers leur réutilisation pour l’arrosage des espaces verts dans plusieurs zones, notamment à Nador, Beni Ansar et Atalayoun, contribuant ainsi à la rationalisation des ressources en eau et à l’amélioration de l’esthétique urbaine.
Sur le plan technique, la station de Beni Ansar dispose d’une capacité de traitement d’environ 7 000 m³ par jour à l’horizon 2030, au bénéfice de près de 86 000 habitants, et repose sur un système de traitement biologique par boues activées à faible charge. Quant à la station de Nador Grand, sa capacité journalière atteint environ 34 000 m³, avec des étapes avancées incluant la filtration fine, la désinfection par rayons ultraviolets, ainsi que des solutions complémentaires pour le traitement du phosphore et des composés azotés.
De son côté, Karim Dardour, responsable de l’exploitation de la station d’épuration de Beni Ansar, a expliqué que cette dernière comprend des installations de traitement primaire destinées à éliminer les matières indésirables, avant de passer au traitement biologique permettant de réduire la pollution organique ainsi que les éléments azotés et phosphorés, conformément aux normes environnementales en vigueur.
Dans la même lignée, Abdelatif Chaqrouni, ingénieur spécialisé dans la gestion des stations à haute performance à Beni Ansar, a indiqué que ces installations sont dotées d’équipements de haute technologie et s’appuient sur des solutions durables pour la gestion des boues, notamment à travers leur déshydratation et leur valorisation dans des unités industrielles, en particulier les cimenteries.
Pour sa part, Saïd Izaouaou, représentant du Groupe de recherche pour la protection des oiseaux au Maroc, a estimé que l’impact environnemental de ces stations est particulièrement perceptible au niveau de la lagune de Marchica, classée site d’intérêt écologique. Il a souligné que les eaux traitées rejetées respectent désormais les normes environnementales et ont contribué à la préservation de la biodiversité.
Selon les différents intervenants, les stations de Beni Ansar et de Nador Grand constituent ainsi deux modèles complémentaires de gestion de l’assainissement liquide selon une approche environnementale et de développement durable, renforçant la protection des ressources naturelles, l’amélioration de la qualité de vie et le soutien au processus de développement durable dans la région de l’Oriental.





















