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Le Grand Stade Hassan II entre dans une phase décisive avec un marché de 92 millions de dirhams

Le projet du Grand Stade Hassan II, situé dans la province de Benslimane, franchit une nouvelle étape avec le lancement d’un marché consacré à l’aménagement et à la mise en place de la pelouse, marquant le passage du chantier vers une phase consacrée aux équipements et aux finitions techniques.

Dans ce cadre, l’Agence nationale des équipements publics (ANEP), en tant que maître d’ouvrage délégué, a lancé un appel d’offres international portant sur le huitième lot relatif aux travaux d’aménagement de l’aire de jeu du grand complexe sportif de Casablanca. La Société nationale de réalisation et de gestion des équipements sportifs (Sonarges) intervient pour sa part en qualité de maître d’ouvrage.

Le montant estimatif du marché s’élève à environ 92,47 millions de dirhams, pour un délai d’exécution fixé à 14 mois à compter de la notification de l’ordre de service. Le contrat prévoit également une caution provisoire d’un million de dirhams, une retenue de garantie de 7 % ainsi qu’une garantie définitive équivalant à 3 %. La période de garantie après réception des travaux est fixée à 24 mois.

Cette nouvelle phase revêt une importance particulière, compte tenu des exigences auxquelles devra répondre la pelouse, appelée à supporter une utilisation intensive et à accueillir des rencontres sportives de haut niveau, notamment dans le cadre des grandes compétitions internationales.

Les spécifications techniques prévoient ainsi l’installation d’une pelouse hybride combinant gazon naturel et éléments synthétiques, conformément aux standards appliqués aux grands stades, notamment à la norme française et européenne NF P 90-113.

Le dispositif ne se limite pas au choix du gazon. L’aire de jeu devra être équipée d’un ensemble de systèmes destinés à garantir sa qualité et sa disponibilité. Il s’agit notamment d’un système de ventilation forcée, d’équipements d’éclairage artificiel favorisant la croissance du gazon naturel, ainsi que de réseaux modernes d’irrigation et de drainage.

Le cahier des charges impose également des exigences strictes concernant les différentes couches de fondation de l’aire de jeu. Celles-ci devront notamment présenter une capacité portante minimale de 30 mégapascals et faire l’objet de tests dynamiques. Elles devront également résister au passage d’un camion avec un essieu chargé à 13 tonnes, avec une déformation maximale limitée à deux centimètres.

Au-delà des aspects sportifs et techniques, le marché intègre une importante dimension environnementale, avec pour objectif d’améliorer l’efficacité énergétique et la gestion des ressources du futur complexe.

L’entreprise chargée des travaux devra notamment contribuer à l’obtention des certifications HQE Infrastructures Durables et LEED BD+C, avec un niveau Gold au minimum.

Les objectifs environnementaux prévoient notamment une réduction d’au moins 30 % de la consommation énergétique par rapport à une conception conventionnelle. Le projet prévoit également le recours aux énergies renouvelables pour couvrir entre 5 et 10 % des besoins, ainsi que l’installation d’un système centralisé de gestion technique permettant de suivre les consommations et d’optimiser le fonctionnement des différents équipements.

La gestion de l’eau constitue également un volet important du projet. L’objectif est de réduire d’au moins 40 % la consommation d’eau potable, grâce notamment à l’utilisation d’équipements économes et à la réutilisation des eaux pluviales et des eaux grises, particulièrement pour l’arrosage des espaces ne nécessitant pas d’eau potable.

Les exigences environnementales portent également sur l’utilisation de matériaux à faible empreinte carbone, la promotion des produits et fournisseurs locaux ainsi que la réalisation d’analyses du cycle de vie des matériaux utilisés. Le projet prévoit par ailleurs la fourniture de documents environnementaux et sanitaires relatifs aux produits, ainsi que l’utilisation de bois provenant de sources légales et certifiées FSC ou PEFC.

Parallèlement aux travaux techniques, plusieurs mesures devront être mises en œuvre afin de limiter l’impact du chantier, notamment à travers la gestion des déchets, le contrôle de l’érosion et des sédiments ainsi que la surveillance de la qualité de l’air.

Le projet prévoit également la désignation d’un responsable du chantier vert, chargé de suivre l’application des engagements environnementaux et de veiller au respect des exigences durant toute la période des travaux.

Le marché comporte enfin une dimension sociale et économique. L’entreprise retenue devra notamment consacrer au moins 20 % de sa main-d’œuvre à des travailleurs locaux de la province de Benslimane, tout en privilégiant les entreprises et produits marocains conformément aux règles applicables.

Le projet bénéficie par ailleurs de l’accompagnement de plusieurs cabinets d’architecture, d’ingénierie et d’expertise marocains et internationaux, parmi lesquels TARIK OUALALOU Architecte, Populous, Maffeis Engineering, M-E Engineers et Rider Levett Bucknall, avec Socotec Maroc pour le contrôle et le LPEE pour les études et essais.

Avec le lancement de cette nouvelle phase, le Grand Stade Hassan II passe progressivement des travaux structurels aux équipements techniques et aux finitions qui détermineront en grande partie son niveau de performance et sa capacité à accueillir des compétitions internationales.

À l’approche des échéances sportives majeures, notamment la Coupe du monde 2030, le Maroc poursuit ainsi la réalisation d’un complexe sportif conçu selon des standards internationaux, avec une attention particulière accordée à la performance de la pelouse, à l’efficacité énergétique, à la gestion des ressources et à la durabilité de l’infrastructure.

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