
La coopération entre le Maroc et la Chine dans le domaine des infrastructures franchit une nouvelle étape avec le lancement de la première phase de l’autoroute Guercif-Nador. Le marché a été attribué au groupe chinois China Road and Bridge Corporation (CRBC), pour un montant global dépassant 1,82 milliard de dirhams hors taxes.
À travers ce projet, les autorités marocaines ambitionnent de renforcer la mobilité dans la région de l’Oriental, mais aussi d’améliorer les connexions logistiques et de soutenir le développement économique de plusieurs territoires.
Une première phase entre Guercif et Saka
La première section de l’autoroute reliera Guercif à Saka sur une distance de 36,475 kilomètres. Les travaux ont été répartis en trois lots, tous attribués à la CRBC à l’issue de l’examen des offres.
Le premier lot couvre environ 10,6 kilomètres pour un montant de 632,41 millions de dirhams. Le deuxième porte sur 13,8 kilomètres et représente un investissement de 564,24 millions de dirhams.
Le troisième lot, d’un peu plus de 12 kilomètres, est estimé à 625,21 millions de dirhams. Pour chacun des trois marchés, le délai contractuel de réalisation est fixé à 30 mois.
La CRBC s’impose face à plusieurs concurrents
L’attribution des marchés est intervenue après une procédure d’évaluation des offres menée avec l’appui de la Banque africaine de développement. Plusieurs entreprises étaient en lice, notamment le groupe marocain Mojazine ainsi que la société chinoise Xinjiang Beixin Road and Bridge.
La CRBC s’est finalement distinguée sur les trois lots grâce à une offre jugée particulièrement compétitive sur le plan financier. Cette attribution renforce ainsi la position du groupe chinois parmi les entreprises étrangères présentes sur les grands chantiers d’infrastructures au Maroc.
Une autoroute stratégique pour l’Oriental
Au-delà de la construction d’une nouvelle liaison routière, le projet Guercif-Nador répond à un enjeu économique majeur pour la région de l’Oriental. L’autoroute doit notamment permettre d’améliorer la connexion entre l’axe Fès-Oujda et Saka.
Elle constitue également une étape importante vers le futur complexe industrialo-portuaire de Nador West Med. La nouvelle infrastructure doit ainsi faciliter l’acheminement des marchandises et renforcer les connexions entre les différents pôles économiques de la région.
Le projet complet prévoit la réalisation d’un axe autoroutier d’environ 104 kilomètres. À terme, cette liaison devrait contribuer à fluidifier les échanges commerciaux, réduire les temps de transport et renforcer l’intégration de l’Oriental dans le réseau autoroutier national.
Un projet au service de la compétitivité régionale
Avec cet investissement de plus de 1,82 milliard de dirhams pour la première phase, l’autoroute Guercif-Nador s’inscrit dans la stratégie marocaine de développement des infrastructures de transport.
Le futur axe devrait accompagner l’essor industriel et logistique de la région, notamment avec la montée en puissance attendue de Nador West Med. Il pourrait également renforcer l’attractivité de l’Oriental pour les investisseurs en améliorant son accès aux principaux réseaux de transport et aux marchés nationaux et internationaux.
L’attribution des trois lots à la CRBC illustre par ailleurs le renforcement de la coopération économique entre le Maroc et la Chine, particulièrement dans le secteur des grands projets d’infrastructure.




















