
Villes durables : le Maroc mise sur l’innovation et l’intelligence artificielle pour transformer ses infrastructures
La transition vers des villes durables est devenue un enjeu stratégique pour le Maroc. Réunis à Fès lors de la troisième édition du Congrès international sur les bâtiments et les villes durables (BVD’26), experts, universitaires et décideurs ont souligné l’importance de moderniser les infrastructures urbaines afin de renforcer la compétitivité du Royaume, tout en intégrant l’intelligence artificielle et les technologies innovantes au service du développement durable.
La transformation des villes au cœur des priorités
Face à l’urbanisation accélérée et aux défis liés au changement climatique, la modernisation des infrastructures constitue désormais un levier essentiel pour accompagner la croissance économique du Maroc.
Cette thématique a été au centre des travaux de la troisième édition du Congrès international sur les bâtiments et les villes durables (BVD’26), organisée les 25 et 26 juin à Fès par l’UPF University, en partenariat avec l’Université Sidi Mohamed Ben Abdallah (USMBA) et l’Université Moulay Ismaïl (UMI).
L’événement a réuni des chercheurs, des responsables publics et des experts internationaux afin d’explorer de nouveaux modèles de développement urbain conciliant performance économique, résilience environnementale et innovation technologique.
Construire des villes plus intelligentes et plus résilientes
À l’ouverture du congrès, Mohammed Aziz Lahlou, président de l’UPF University, a rappelé que la durabilité constitue aujourd’hui une nécessité pour répondre aux défis climatiques, énergétiques et sociaux.
Il a également mis en avant la certification EDGE Advanced obtenue par l’établissement, une première au Maroc, illustrant l’importance de promouvoir des bâtiments intelligents, économes en énergie et respectueux de l’environnement.
Les débats ont souligné que la recherche scientifique et l’innovation doivent désormais être pleinement intégrées aux politiques publiques afin d’accélérer la transition vers des villes durables.
L’intelligence artificielle au service de la transition écologique
Les intervenants ont accordé une place importante au rôle de l’intelligence artificielle dans la transformation des infrastructures.
Grâce aux technologies d’analyse prédictive et d’optimisation des données, l’IA permet d’améliorer la performance énergétique des bâtiments, de mieux gérer les ressources naturelles et de renforcer la résilience des territoires face aux risques climatiques.
Ces innovations constituent aujourd’hui un levier majeur pour accompagner la transition vers une économie bas carbone.
Moderniser les infrastructures pour soutenir la compétitivité
Les experts ont également insisté sur la nécessité d’accompagner les performances industrielles du Maroc par une modernisation continue de ses infrastructures urbaines.
Selon Mohamed Belkasmi, doyen de la Faculté des Sciences Dhar El Mahraz, cette évolution passe par l’adoption des standards internationaux en matière de construction durable, de gestion responsable des ressources et d’intégration des nouvelles technologies.
Le congrès a également abordé plusieurs thématiques stratégiques telles que les infrastructures intelligentes, la cybersécurité, l’Industrie 5.0 ou encore la préservation du patrimoine bâti.
Fès, vitrine de l’innovation urbaine
La ville de Fès a été présentée comme un exemple concret de transformation urbaine.
Lauréate du Bloomberg Philanthropies Mayors Challenge 2026, la capitale spirituelle a été récompensée pour son projet de gestion intelligente des déchets, basé sur l’exploitation des données en temps réel et la participation citoyenne au recyclage.
Cette initiative illustre le potentiel des technologies numériques pour améliorer les services publics, favoriser l’économie circulaire et réduire l’impact environnemental des collectivités.
Une recherche scientifique au service des politiques publiques
Le congrès a également mis en lumière le dynamisme de la recherche marocaine dans les domaines de la construction durable et de l’innovation urbaine.
Selon les organisateurs, plus de 80 communications scientifiques ont été retenues à l’issue d’un processus de sélection rigoureux. Une partie de ces travaux sera publiée dans des revues spécialisées afin de transformer les résultats de la recherche en solutions concrètes au service des politiques publiques et du développement des villes marocaines de demain.




















