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Cosumar : un chiffre d’affaires de 2,2 milliards de dirhams au premier trimestre 2026

Le groupe sucrier Cosumar a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 2,2 milliards de dirhams au premier trimestre 2026, enregistrant un recul de 17,3 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette baisse s’explique principalement par des perturbations logistiques temporaires causées par des conditions climatiques exceptionnelles ayant affecté les activités portuaires et certains circuits de distribution.

À ces contraintes s’ajoute la poursuite du repli des cours mondiaux du sucre, une tendance observée depuis 2025 et qui continue d’influencer les performances du secteur.

Des volumes de vente en baisse, mais une capacité de rattrapage intacte

À fin mars 2026, les volumes consolidés de ventes ont atteint 461.000 tonnes, soit une diminution de 53.000 tonnes par rapport à la même période de l’exercice précédent.

Malgré ce retard, Cosumar souligne disposer d’importantes capacités industrielles et logistiques, notamment grâce à une capacité de raffinage dépassant 7.000 tonnes par jour. Le groupe estime ainsi pouvoir compenser progressivement les volumes non réalisés au cours des prochains mois.

Une hausse de l’endettement liée à la campagne agricole

L’endettement net du groupe s’est établi à 986 millions de dirhams à fin mars 2026, contre 206 millions de dirhams à la clôture de l’exercice 2025. Cette évolution est principalement attribuée à l’augmentation des besoins liés à la campagne agricole 2025-2026.

Par ailleurs, les investissements réalisés durant le trimestre ont atteint 25 millions de dirhams, consacrés essentiellement aux opérations de maintenance et à la modernisation des installations industrielles.

Des perspectives favorables pour la campagne sucrière 2026

Cosumar affiche toutefois son optimisme pour les mois à venir. Les préparatifs de la campagne agricole 2026 se déroulent dans des conditions jugées favorables grâce à une pluviométrie abondante et régulière enregistrée dans les différentes régions du Royaume.

Le niveau élevé de remplissage des barrages, considéré comme le plus important de la dernière décennie, offre une meilleure visibilité pour les cultures sucrières et renforce les perspectives de croissance de la production nationale.

Bien que les inondations ayant touché certaines zones du Gharb et du Loukkos aient impacté une partie des cultures, le groupe maintient ses prévisions de progression de la production dans ces régions.

Un marché national bien approvisionné

Le groupe assure que l’approvisionnement du marché marocain en sucre est resté stable grâce à ses capacités de stockage, à la mobilisation de ses unités de raffinage et à la solidité de sa chaîne logistique.

Sur le plan international, les prix du sucre ont continué de reculer en début d’année avant de connaître un rebond compris entre 10 % et 15 % au mois de mars, porté par les évolutions géopolitiques et les incertitudes entourant les exportations indiennes.

Cap sur la diversification industrielle

Parallèlement à son activité principale, Cosumar poursuit le développement de son projet de production de gaz carbonique alimentaire liquide (LCO₂), destiné à valoriser ses émissions industrielles et à réduire la dépendance du marché national aux importations.

La mise en service de cette nouvelle unité industrielle est prévue au cours du premier trimestre 2027.

Des objectifs maintenus pour 2026

Malgré un début d’année plus difficile, Cosumar maintient ses prévisions de croissance pour l’ensemble de l’exercice 2026. Le groupe table sur une hausse des volumes commercialisés, une progression du chiffre d’affaires et une augmentation de la production nationale de sucre, soutenues par des conditions hydriques particulièrement favorables et une amélioration attendue des performances agricoles.

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