
Le port de Tanger Med figure parmi les plateformes portuaires les mieux positionnées pour accompagner la transition mondiale vers des carburants marins à faibles émissions, selon une étude de l’organisme de classification maritime Lloyd’s Register.

Le rapport souligne que la transformation du transport maritime ne dépend plus uniquement de la taille des ports, mais de leur capacité à intégrer de nouvelles chaînes logistiques et énergétiques compatibles avec les exigences environnementales.
Dans ce classement, des hubs mondiaux comme Singapour et le cluster ARA (Rotterdam, Anvers et Amsterdam) sont cités comme références en matière de carburants marins durables, notamment le méthanol vert et l’ammoniac vert.
L’étude met en avant le positionnement particulier de Tanger Med, classé comme « port voisin de transbordement de conteneurs » dans le cadre du système européen d’échange de quotas d’émission (EU ETS).
Cette classification lui confère, selon Lloyd’s Register, un avantage compétitif dans la gestion des coûts carbone, incitant les opérateurs maritimes à rechercher des solutions logistiques et énergétiques plus durables.
Le rapport souligne également que les ports les mieux préparés à la transition sont ceux qui disposent déjà d’infrastructures de soutage à grande échelle et d’une forte intégration industrielle.
Dans ce contexte, les ports ne se limitent plus à des fonctions logistiques, mais évoluent progressivement vers des plateformes énergétiques complètes.
Lloyd’s Register recense au moins 127 projets liés aux carburants électroniques destinés au transport maritime. Toutefois, la majorité de ces projets n’a pas encore atteint la phase de décision finale d’investissement.
Ces initiatives se concentrent principalement au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, notamment autour des grands axes maritimes stratégiques comme la mer Rouge et le canal de Suez.
Grâce à sa proximité avec l’Union européenne et son rôle dans le transbordement international, Tanger Med apparaît comme l’un des ports africains les plus susceptibles de bénéficier des nouvelles règles climatiques européennes.
Cette position confirme son rôle croissant dans la recomposition du transport maritime mondial et dans la transition vers une économie maritime décarbonée.