
La forte hausse des prix du kérosène, amorcée depuis le début des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, bouleverse l’équilibre financier de Royal Air Maroc (RAM). La compagnie nationale voit ses charges de carburant quasiment doubler, ce qui fait peser un risque réel de déficit sur l’exercice en cours.
Selon les analyses du secteur aérien, cette évolution pourrait fragiliser les résultats de la compagnie si la tendance des prix se maintient dans la durée.
Un facteur clé : l’envolée du prix du carburant
Le kérosène représente l’un des principaux postes de dépenses des compagnies aériennes. Sa flambée récente impacte directement les coûts d’exploitation de RAM, dans un contexte où le secteur aérien mondial reste sensible aux variations du prix du pétrole.
Cette hausse intervient alors que la compagnie avait entamé l’année sur des perspectives favorables, portées par la reprise du trafic et une demande soutenue.
Une situation encore incertaine pour la compagnie nationale
Malgré cette pression, la situation reste évolutive. Les perspectives de résultat dépendent largement de la durée et de l’intensité de la crise énergétique internationale.
Des ajustements opérationnels, comme la révision de certaines lignes et l’adaptation du réseau, sont déjà envisagés ou en cours afin de limiter l’impact sur la rentabilité.
Le secteur aérien mondial également sous tension
Cette situation ne concerne pas uniquement Royal Air Maroc. À l’échelle internationale, les compagnies aériennes font face à une hausse généralisée des coûts liés au carburant, ce qui entraîne une révision progressive des tarifs et des stratégies opérationnelles.
Dans ce contexte, les transporteurs doivent trouver un équilibre entre compétitivité des prix et maintien de la rentabilité.
Un défi structurel pour RAM
Au-delà de la conjoncture, la question du carburant reste un enjeu structurel pour la compagnie nationale, fortement exposée aux fluctuations des marchés internationaux de l’énergie.
La capacité de RAM à absorber ces chocs dépendra de sa flexibilité opérationnelle, de sa politique de couverture des risques et de l’évolution du trafic dans les prochains mois.





















