
Blé au Maroc : récolte record, droits de douane et stratégie de stockage, un nouveau tournant
Le Maroc entame la campagne agricole 2025-2026 dans un contexte marqué par une récolte céréalière record estimée à environ 90 millions de quintaux. Cette performance, soutenue par des conditions climatiques plus favorables après plusieurs années de sécheresse, redéfinit les priorités nationales en matière de gestion des céréales.
Cette situation permet aux autorités de revoir leur politique d’importation et de renforcer la valorisation de la production nationale de blé tendre, élément central de la sécurité alimentaire du pays.
Retour des droits de douane sur le blé tendre
Dans ce nouveau contexte, le gouvernement a décidé de suspendre l’exonération des droits de douane sur les importations de blé tendre, avec un taux pouvant atteindre 170%.
Cette mesure vise à réduire la dépendance aux importations, encourager la collecte de la production locale et renforcer la stabilité du marché intérieur des céréales. Elle marque un changement important dans la stratégie commerciale et agricole du Royaume.
Une politique renforcée de stockage stratégique
Au-delà de la fiscalité douanière, les autorités misent sur le renforcement des capacités de stockage. Un dispositif piloté par l’ONICL et les opérateurs du secteur prévoit la constitution d’un stock stratégique estimé à 15 millions de quintaux.
Des incitations financières sont mises en place pour encourager les organismes stockeurs à conserver le blé local. Cette approche vise à garantir la stabilité de l’approvisionnement, à réguler les prix et à sécuriser le marché national.
Vers une meilleure souveraineté alimentaire
Cette récolte exceptionnelle offre au Maroc une opportunité de réduire progressivement sa dépendance aux importations. Toutefois, la couverture totale des besoins reste un objectif à long terme, nécessitant un équilibre entre production locale et importations.
Une stratégie agricole tournée vers la résilience
Cette nouvelle orientation s’inscrit dans une vision globale visant à renforcer la résilience du secteur agricole face aux aléas climatiques et aux fluctuations des marchés internationaux.
Le Maroc mise ainsi sur la modernisation des filières céréalières, l’optimisation du stockage et la valorisation de la production nationale afin de consolider sa sécurité alimentaire.





















