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L’Espagne décrète un deuil national après une collision ferroviaire meurtrière

L’Espagne a entamé mardi trois jours de deuil national après une collision entre deux trains survenue dimanche en Andalousie, faisant au moins 41 morts et des dizaines de blessés. Les opérations de secours se poursuivent sur le site du drame, laissant craindre une possible hausse du bilan humain.

La famille royale au chevet des victimes

Le roi Felipe VI et la reine Letizia se sont rendus sur les lieux de l’accident, vêtus de noir, afin d’exprimer leur solidarité avec les familles des victimes et les survivants. Le couple royal a également visité l’hôpital Reina Sofía de Cordoue, où sont pris en charge plusieurs blessés.

Un lourd bilan humain encore provisoire

Selon les autorités andalouses, le bilan s’élève à 41 morts, tandis que 39 personnes, dont quatre enfants, sont toujours hospitalisées. Treize blessés se trouvent dans un état critique en soins intensifs. Par ailleurs, 43 signalements de personnes disparues ont été enregistrés, et l’identification des victimes se poursuit.

Les circonstances du drame

L’accident s’est produit près d’Adamuz, à environ 200 kilomètres au nord de Malaga, lorsqu’un train à grande vitesse de la compagnie privée « Iryo », reliant Madrid, a déraillé avant de percuter un train de la compagnie nationale « Renfe », qui circulait en sens inverse vers Huelva. Les deux convois transportaient plus de 500 passagers et roulaient à une vitesse supérieure à 200 km/h.

Enquête ouverte sur les causes techniques

Le ministre des Transports, Óscar Puente, a qualifié l’accident de « particulièrement inhabituel », soulignant que la voie concernée avait été récemment rénovée. Les autorités ont exclu toute hypothèse de sabotage ou d’erreur humaine, privilégiant des causes techniques liées à l’infrastructure ou au matériel roulant.

Transparence promise par le gouvernement

Face à l’émotion et à la colère de l’opinion publique, le Premier ministre Pedro Sánchez a promis une « transparence totale » afin de faire toute la lumière sur cette catastrophe ferroviaire, la plus grave depuis celle de Saint-Jacques-de-Compostelle en 2013.

Un rapport attendu dans les prochains mois

Un rapport préliminaire sur les causes de l’accident pourrait être publié dans un délai de deux à trois mois, tandis que les conclusions définitives sont attendues dans un délai maximal d’un an, selon le Conseil des ingénieurs industriels.

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