Art & Culture

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Lever de rideau sur le 35è Festival international du théâtre universitaire de Casablanca

Le rideau s’est levé, lundi soir à la capitale économique, sur la 35ème édition du Festival International du Théâtre Universitaire de Casablanca (FITUC), sous le thème « le théâtre et les mondes virtuels ».

Initiée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, jusqu’au 29 juillet, par la Faculté des lettres et des sciences humaines de Ben M’sik, relevant de l’Université Hassan II de Casablanca, la cérémonie d’ouverture a connu la présentation du jury, présidé par l’acteur, metteur en scène et poète marocain, Mohammed Choubi, et composé de la journaliste et critique de théâtre, Bouchra Amour, du professeur universitaire Mohammed Benzidan (Maroc), de la professeure de théâtre roumaine Anca Similariu, et du professeur de théâtre italien Claudio de Mauro.

A cette occasion, un hommage a été rendu aux professeurs Kacem El Alaoui Ajlaoui, Mohammed Farah et Miloud Bouchaïd, afin de saluer et reconnaître les efforts qu’ils ont déployés au service de l’art théâtral dans ses diverses manifestations.

Cette édition connaitra également plusieurs workshops, dont « Théâtre et Improvisation » par Sirine Achkar, « Movement and stillness » par Idriss Al-Jay, ainsi que « Masque et personnages de la Commedia dell’Arte » par Claudio de Mauro.

Intervenant à cette occasion, le doyen de la Faculté des lettres de Ben M’sik et président du festival, Rachid El Hadari, a souligné que cet événement n’a jamais manqué son rendez-vous depuis sa création en 1988, notant qu’il a non seulement maintenu sa continuité au fil des éditions, mais qu’il s’est également distingué par sa qualité artistique, son organisation et sa gestion, transcendant ainsi tous les obstacles susceptibles de limiter l’horizon scientifique du festival ainsi que son rayonnement artistique, culturel et humaniste mondial engagé.

Il a expliqué que la pandémie du Covid-19 a été une preuve évidente de cette réussite dans la préservation des acquis du festival et dans la quête de nouvelles perspectives pour la pratique du théâtre universitaire.

« La pandémie, malgré sa cruauté humaine, nous a permis d’exploiter de nouvelles opportunités dans l’expérience du théâtre universitaire et de tester sa capacité à résister aux urgences dans tous ses aspects, qu’ils soient sanitaires, matériels, scientifiques ou humains« , a-t-il poursuivi, ajoutant que « nous avons réussi une transition fluide de l’organisation d’un festival en présentiel à la tenue d’un festival virtuel en s’appuyant sur différents médias numériques pour offrir du plaisir et des avantages théâtraux.« 

En outre, El Hadari a déclaré que le choix du thème de cette année est la continuité de l’édition précédente qui portait sur la recréation du théâtre, afin de suivre toutes les transformations qu’a connues le théâtre en marge de la pandémie.

Cet aspect a incité à parler d’intelligence artificielle, d’humanoïdes et d’autres technologies importantes pour suivre les développements et les profonds changements dans le théâtre contemporain, ouvrant ainsi de nouveaux horizons pour la connaissance théâtrale, a-t-il estimé.

De son côté, Hicham Zine El Abidine, le directeur artistique du festival, a indiqué que cette édition comprendra 10 représentations théâtrales, avec la participation de plusieurs pays tels que l’Arabie saoudite, l’Italie, l’Allemagne, le Bangladesh, ainsi que le Maroc, pays hôte.

Il a souligné que ces représentations seront accueillies dans plusieurs lieux tels que la Faculté des Lettres de Ben M’sik, le Complexe Culturel Mohammed Zefzaf, le Complexe Culturel Najmat Sidi Moumen, le Studio des Arts Vivants, le Grand Théâtre de Ben M’sik et le Complexe Culturel Moulay Rachid.

Dans une déclaration similaire, le président du jury, Mohamed Choubi, a affirmé que cette édition est une continuité du parcours d’un festival artistique qui a duré 35 ans, au cours duquel une série de pièces de théâtre de différentes régions du monde ont été présentées, ce qui a contribué au développement du théâtre amateur au sein de l’université, grâce à l’initiative de la Faculté des Lettres de Ben M’sik.

Il a ajouté que les spectacles ont une dimension expérimentale, basée sur de grandes composantes scientifiques, culturelles et artistiques, soulignant que c’est une opportunité exceptionnelle d’acquérir davantage de perspectives et de connaissances.

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