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Horizon 2030 : le Maroc accélère la modernisation de son système de transport

Le Maroc engage une transformation majeure de son système de transport afin d’accompagner les ambitions économiques du Royaume et de préparer les grands rendez-vous internationaux, notamment la Coupe du monde 2030. Présentée par le ministre du Transport et de la Logistique devant la Chambre des représentants, cette feuille de route prévoit une modernisation des infrastructures, un renforcement de la connectivité entre les territoires et une amélioration de la sécurité des déplacements.

Une nouvelle dynamique pour le transport maritime

Parmi les priorités du gouvernement figure le renforcement de la souveraineté maritime du Royaume. Les autorités souhaitent relancer la flotte marchande nationale afin de réduire la dépendance vis-à-vis des armateurs étrangers.

Cette stratégie repose sur des mesures destinées à encourager l’investissement dans le transport maritime, à renforcer les partenariats public-privé et à développer une flotte nationale plus compétitive. En 2026, 27 navires opérés par sept compagnies assurent déjà les liaisons maritimes entre le Maroc, l’Espagne, la France et l’Italie sur douze lignes régulières.

Des investissements massifs dans le ferroviaire et l’aérien

Le développement des infrastructures constitue un autre pilier de cette stratégie. Le projet d’extension de la ligne à grande vitesse se poursuit avec le prolongement entre Rabat et Marrakech, tandis que les études techniques avancent pour une future liaison vers Agadir ainsi que pour la connexion ferroviaire du port Tanger Med.

Dans le transport aérien, les ambitions sont tout aussi importantes. La flotte de la compagnie nationale devrait passer d’environ 60 appareils aujourd’hui à près de 200 avions d’ici 2034. En parallèle, la capacité des aéroports marocains sera portée à 80 millions de passagers à l’horizon 2030, grâce à plusieurs projets d’extension et à la construction d’un nouvel aéroport de grande capacité à Casablanca.

Une première réglementation pour les trottinettes et vélos électriques

Le gouvernement prévoit également d’encadrer les nouveaux modes de mobilité urbaine. Un nouveau cadre réglementaire introduit des règles spécifiques pour les trottinettes électriques, les vélos électriques et les engins de déplacement personnel.

Le texte fixe notamment une vitesse maximale de 25 km/h, impose des équipements de signalisation et d’éclairage, rend l’assurance obligatoire et interdit le port d’écouteurs pendant la conduite. Cette réglementation vise à améliorer la sécurité routière et à favoriser une meilleure cohabitation entre les différents usagers de la route.

Le contrôle technique et la numérisation renforcés

La réforme prévoit également la création de 240 nouveaux centres de contrôle technique afin d’améliorer la couverture territoriale et de renforcer la prévention des accidents.

Parallèlement, le ministère poursuit la digitalisation de plusieurs procédures administratives. Les délais de délivrance des autorisations de transport mixte ont ainsi été considérablement réduits, passant de plusieurs mois à moins d’une semaine, facilitant le traitement de centaines de dossiers.

Une mobilité plus fluide au service du développement

Le ministère travaille enfin sur une meilleure intégration des différents modes de transport grâce à la création de pôles d’échanges multimodaux reliant voitures, bus et réseau ferroviaire.

Cette stratégie globale ambitionne de bâtir un système de transport plus performant, plus durable et mieux adapté aux besoins des citoyens comme aux exigences du développement économique, tout en renforçant la compétitivité du Maroc sur les plans régional et international.

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