
Une production industrielle globalement stable
D’après l’enquête mensuelle réalisée par Bank Al-Maghrib entre le 1er et le 29 mai 2026, le secteur industriel marocain a connu une stabilité de la production et des ventes en avril.
Le taux d’utilisation des capacités de production s’est, quant à lui, maintenu à 78%, traduisant un équilibre global de l’activité malgré des disparités sectorielles.
Des performances contrastées selon les secteurs
L’analyse par branche révèle une évolution inégale de l’activité industrielle.
Le secteur de la mécanique et de la métallurgie a enregistré une hausse de la production, tandis que l’industrie agroalimentaire est restée stable. En revanche, les secteurs de la chimie et parachimie ainsi que du textile et cuir ont connu un recul de leur activité.
Du côté des ventes, la mécanique et la métallurgie affichent également une progression, alors que les autres segments industriels ont connu des baisses, notamment la chimie et le textile. Les ventes sont restées globalement stables sur les marchés local et international.
Hausse des commandes mais forte disparité sectorielle
Les nouvelles commandes ont progressé globalement, portées par les secteurs de la chimie-parachimie et de la mécanique et métallurgie.
À l’inverse, les industries agroalimentaires et le textile-cuir ont enregistré un recul des commandes.
Les carnets de commandes demeurent, dans l’ensemble, à un niveau jugé normal, avec toutefois des écarts selon les secteurs : supérieur à la normale dans la chimie, conforme dans la mécanique, et inférieur à la normale dans l’agroalimentaire et le textile.
Perspectives prudentes pour les prochains mois
Pour les trois prochains mois, les industriels anticipent une hausse de la production et des ventes dans la majorité des branches, à l’exception du textile et cuir, où une baisse de la production et une stabilité des ventes sont attendues.
Malgré ces perspectives globalement positives, près de 29% des entreprises industrielles déclarent encore une incertitude quant à l’évolution future de leur production, reflétant un contexte économique toujours fragile.





















