
Le chantier de la station de dessalement d’eau de mer de Dakhla entre dans sa dernière phase. Considérée comme l’un des projets hydriques majeurs réalisés dans les provinces du Sud, cette infrastructure s’inscrit dans la stratégie nationale visant à sécuriser l’approvisionnement en eau face au stress hydrique, aux effets du changement climatique et à la récurrence des périodes de sécheresse.
Avec une capacité prévue d’environ 112.000 m³ d’eau dessalée par jour, la future station doit répondre aux besoins en eau potable de la population de Dakhla-Oued Eddahab, tout en accompagnant le développement des activités économiques de la région.
L’agriculture au cœur des enjeux
Le projet revêt une importance particulière pour le secteur agricole, qui connaît une dynamique de développement soutenue dans la région. La disponibilité d’une ressource en eau supplémentaire doit permettre d’accompagner l’irrigation de milliers d’hectares et de soutenir la croissance de la production agricole.
Cette infrastructure devrait ainsi contribuer à renforcer la sécurité alimentaire, favoriser la création d’emplois et stimuler l’activité économique locale.
La pression exercée sur les ressources hydriques s’est en effet accentuée avec la croissance démographique, l’expansion urbaine et le développement de secteurs tels que l’agriculture, la pêche, le tourisme et la logistique. La région reste fortement dépendante des nappes phréatiques, qui subissent elles-mêmes une pression croissante.
Le dessalement pour réduire la pression sur les nappes
Dans ce contexte, le dessalement de l’eau de mer apparaît comme une solution permettant de diversifier les sources d’approvisionnement et de limiter la dépendance aux ressources souterraines.
La future station de Dakhla doit ainsi apporter une ressource alternative durable, à la fois pour l’alimentation en eau potable et pour accompagner certains besoins liés au développement économique et agricole du territoire.
Au-delà de sa dimension hydraulique, le projet s’inscrit dans une approche plus large associant gestion durable des ressources, développement territorial et adaptation aux conséquences du changement climatique.
Une station alimentée par l’énergie éolienne
L’une des caractéristiques mises en avant pour la station de dessalement de Dakhla réside dans son alimentation à partir de l’énergie éolienne.
Le recours à cette source d’énergie renouvelable doit permettre de réduire l’empreinte carbone du processus de dessalement, une activité particulièrement consommatrice d’énergie.
Ce choix traduit également la volonté d’associer la sécurisation des ressources hydriques au développement des énergies renouvelables. Le projet repose ainsi sur un modèle combinant dessalement de l’eau de mer et énergie propre, dans une logique de transition énergétique et de développement durable.
Un nouvel atout pour l’attractivité de Dakhla
La mise en service de cette infrastructure devrait également renforcer l’attractivité de la région de Dakhla-Oued Eddahab auprès des investisseurs.
Une disponibilité plus sécurisée de l’eau constitue en effet un facteur essentiel pour accompagner l’implantation et le développement d’activités dans des secteurs tels que l’agro-industrie, la logistique, le tourisme ou encore les industries de transformation.
La station pourrait ainsi jouer un rôle important dans l’accompagnement de la transformation économique des provinces du Sud, en offrant aux acteurs économiques une ressource hydrique mieux sécurisée.
Le projet s’inscrit dans une dynamique d’infrastructures structurantes
La station de dessalement intervient parallèlement au développement de plusieurs infrastructures stratégiques dans les provinces du Sud, notamment la route express reliant Tiznit à Dakhla, longue de 1.055 kilomètres.
Selon les éléments fournis dans le texte source, cette route a été présentée sous la nouvelle dénomination « President Donald J. Trump Highway », annoncée par le président américain sur le réseau Truth Social. Cet axe est présenté comme un projet destiné à accompagner le développement des provinces du Sud et à renforcer la vocation du Maroc comme carrefour entre l’Afrique, l’Europe et les Amériques.
Dakhla mise sur un modèle combinant eau, énergie et développement
Avec son entrée en service annoncée comme imminente, la station de dessalement devrait constituer une nouvelle étape dans la politique de mobilisation des ressources hydriques dans les provinces du Sud.
En associant production d’eau dessalée, recours à l’énergie éolienne et accompagnement du développement agricole et économique, le projet illustre une approche intégrée visant à répondre simultanément aux défis de la sécurité hydrique, de la transition énergétique et du développement territorial.
Pour Dakhla-Oued Eddahab, cette infrastructure représente ainsi un levier supplémentaire pour renforcer la résilience du territoire face au stress hydrique et soutenir sa transformation économique dans les prochaines années.





















