
Les prix du pétrole ont enregistré, mardi, une baisse sur les marchés mondiaux, dans un contexte marqué par l’attente d’éventuelles discussions entre les États-Unis et l’Iran, susceptibles d’influencer les flux d’approvisionnement en provenance du Moyen-Orient.
Recul du Brent et du WTI
Dans le détail des échanges, le baril de Brent pour livraison en juin a reculé de 0,8%, soit 77 cents, pour s’établir à 94,71 dollars.
De son côté, le pétrole américain WTI (contrat de mai, à expiration imminente) a chuté de 1,85%, soit 1,66 dollar, pour atteindre 87,95 dollars le baril, sous la pression des anticipations d’une hausse de l’offre et des évolutions géopolitiques.
Le rôle stratégique du détroit d’Hormuz
Selon des estimations de Citi Bank, une perturbation prolongée du trafic maritime dans le détroit d’Hormuz pendant un mois supplémentaire pourrait entraîner une perte d’environ 1,3 milliard de barils d’approvisionnement.
Un tel scénario pourrait pousser les prix du pétrole jusqu’à 110 dollars le baril au deuxième trimestre 2026, selon des données rapportées par Reuters.
Les marchés attentifs aux stocks américains
Les investisseurs attendent également la publication du rapport sur les stocks de pétrole brut de l’American Petroleum Institute (API), suivie mercredi des données officielles de l’Energy Information Administration (EIA) américaine.
Ces indicateurs devraient jouer un rôle déterminant dans l’orientation des prix à court terme, dans un marché particulièrement sensible aux dynamiques de l’offre et de la demande.




















