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Le patrimoine foncier de l’État marocain dépasse 13,7 millions d’hectares

Le patrimoine foncier de l’État marocain a atteint plus de 13,7 millions d’hectares au 11 juin 2026, selon les données présentées par la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, lors d’une intervention au Parlement.

Ce chiffre marque une augmentation de 1,7 million d’hectares par rapport à la fin de l’année 2025, illustrant l’ampleur des opérations d’identification et de sécurisation du foncier public menées par l’État.

Une vaste opération d’immatriculation foncière

Cette progression s’explique principalement par les efforts de la Direction des domaines de l’État, qui a engagé une large campagne d’immatriculation des terres non enregistrées.

Selon les données officielles, plus de 6,5 millions d’hectares ont fait l’objet de réquisitions d’immatriculation, tandis que des titres fonciers couvrant environ 590.000 hectares ont été établis.

Ces mesures ont permis de réduire de manière significative la part des terrains non immatriculés, désormais estimée à un niveau quasi nul dans le patrimoine global de l’État.

Un levier stratégique pour l’investissement

La ministre a souligné que ce patrimoine foncier constitue un outil stratégique pour soutenir l’investissement, le développement économique et la création d’emplois.

En 2025, près de 32.000 hectares ont été mobilisés pour la réalisation de 308 projets d’investissement, représentant un volume global d’environ 71 milliards de dirhams et la création de milliers d’emplois.

Une forte mobilisation pour les projets publics et sociaux

Le foncier public a également été mis à contribution pour des projets d’infrastructures et d’équipements collectifs.

Environ 812 hectares ont été affectés à des projets sociaux, notamment des établissements scolaires, des hôpitaux et diverses infrastructures de proximité.

Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie visant à optimiser l’utilisation du foncier public au service des politiques publiques et du développement territorial.

Régularisation et gestion des occupations illégales

Concernant les occupations irrégulières, les autorités ont adopté une approche combinant régularisation amiable et recours juridique lorsque nécessaire.

Plus de 16.000 hectares ont ainsi été régularisés à l’amiable, tandis que les cas complexes font l’objet de procédures judiciaires.

Un patrimoine en pleine valorisation

Cette évolution confirme la volonté des pouvoirs publics de faire du foncier de l’État un levier central de la stratégie de développement économique, en améliorant sa gestion, sa traçabilité et sa mobilisation au service des grands projets structurants du Royaume.

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