En 2025, le Maroc s’est imposé comme le premier bénéficiaire des financements du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), devançant l’Afrique du Sud, le Nigeria et la Côte d’Ivoire. Avec environ 1,26 milliard d’euros d’engagements, un niveau record, le Royaume représente à lui seul plus de 13 % du total des approbations de l’institution sur l’année.
Une dynamique de financement soutenue à l’échelle du continent
Dans un contexte international marqué par le ralentissement de la croissance mondiale, le durcissement des conditions de financement et la baisse de l’aide publique au développement, le Groupe de la BAD a maintenu en 2025 un volume d’engagements solide.
Les approbations ont atteint 8,11 milliards d’unités de compte (environ 9,45 milliards d’euros), réparties sur 259 opérations dans 50 pays africains. Les décaissements se sont élevés à 5,24 milliards d’unités de compte, soit le niveau le plus élevé des cinq dernières années, traduisant une amélioration de l’exécution des projets.
Le Maroc en tête du classement des bénéficiaires
Le classement des principaux pays bénéficiaires place le Maroc en première position, avec environ 1,079 milliard d’unités de compte approuvées (soit 1,257 milliard d’euros).
Parmi les opérations les plus importantes figurent une garantie de crédit partielle en faveur du Groupe OCP, destinée à la mobilisation de financements verts, ainsi qu’un financement accordé au Fonds d’équipement communal pour le développement des infrastructures locales.
L’Afrique du Sud arrive en deuxième position, suivie du Nigeria, puis de la Côte d’Ivoire, de l’Algérie, de la Tanzanie, du Bénin, du Niger, du Botswana et de l’Ouganda.
L’Afrique du Nord portée par le Maroc
Sur le plan régional, l’Afrique de l’Ouest reste la principale bénéficiaire des financements de la BAD, suivie de l’Afrique du Nord, qui totalise environ 25 % des engagements continentaux.
Dans cette région, le Maroc concentre l’essentiel des financements, devant l’Algérie, l’Égypte et la Tunisie. Les investissements y sont principalement orientés vers les transports et le secteur financier.
Une transformation industrielle en progression
La BAD souligne également que le Maroc confirme sa position de locomotive industrielle en Afrique, malgré les défis structurels du continent, notamment la fragmentation des marchés et la faible intégration des chaînes de valeur.
Cette dynamique s’inscrit dans une tendance plus large de transformation économique, portée par des investissements dans les infrastructures, l’énergie et les secteurs productifs stratégiques.