
Les cours du pétrole ont entamé la séance du lundi 23 mars sur une note haussière, dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient depuis le 28 février, perturbant notamment le transport des hydrocarbures via le détroit d’Hormuz.
Le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en mai, a progressé de 1,78 % pour atteindre 100,10 dollars. De son côté, le Brent de la mer du Nord, également pour livraison en mai, a gagné 1,73 % à 113,44 dollars, quelques minutes après l’ouverture des échanges.
Cette hausse intervient dans un climat de fortes tensions diplomatiques. Le président américain Donald Trump a menacé, samedi 21 mars, de détruire les infrastructures énergétiques de Iran si Téhéran ne rouvrait pas totalement le détroit d’Hormuz à la navigation maritime dans un délai de 48 heures. Dans un message publié sur Truth Social, il a averti que les États-Unis pourraient cibler en priorité les principales installations énergétiques iraniennes.
Par ailleurs, les États-Unis ont annoncé le 20 mars une mesure temporaire autorisant la vente et la livraison de pétrole iranien stocké à bord de pétroliers en mer avant cette date, et ce jusqu’au 19 avril. Selon le département du Trésor, cette décision vise à limiter la flambée des prix de l’énergie en facilitant l’arrivée rapide de volumes supplémentaires sur le marché international.
Les perturbations dans le détroit d’Hormuz, par lequel transite près de 20 % du pétrole et du gaz mondiaux, ainsi que les attaques répétées contre les infrastructures énergétiques dans la région, continuent d’alimenter la hausse des prix sur les marchés internationaux.





















