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ANME appelle à la transparence du soutien public

L’Association nationale des médias et des éditeurs a réclamé la publication de la liste complète des bénéficiaires du soutien public destiné au secteur de la presse entre 2005 et 2025, avec des précisions sur l’utilisation de ces fonds et leur impact réel sur le paysage médiatique national. L’Association a également dénoncé avec vigueur les propos jugés offensants visant ses membres et son président, tenus par le chef d’un parti politique lors d’une séance parlementaire.

Cette prise de position est intervenue à l’issue d’une réunion du bureau exécutif de l’Association, tenue le mercredi 28 janvier 2026 à Casablanca, en présence de la majorité de ses membres. La réunion a porté sur l’examen de la campagne ciblant l’Association, les développements du projet de loi relatif au Conseil national de la presse à la lumière de la récente décision de la Cour constitutionnelle, ainsi que les enjeux liés au soutien et à la pérennité de l’entreprise de presse.

Dans son intervention, le président de l’Association  DRISS CHAHTANE est revenu sur le parcours de l’organisation depuis sa création, mettant en avant son rôle dans la sauvegarde du secteur durant la crise de la Covid-19 et dans l’accompagnement des entreprises de presse face à une crise structurelle persistante. Il a souligné l’existence d’une vision prospective claire visant à structurer le secteur et à permettre aux entreprises de presse de s’appuyer, à terme, sur leurs propres ressources.

Cette réforme globale du système de la presse et des médias repose notamment sur la qualification des ressources humaines, l’amélioration de la formation et des conditions de travail, la refonte des missions et des structures du Conseil national de la presse, ainsi que la révision du modèle économique des entreprises de presse, y compris les questions liées à la publicité et aux relations avec les grandes plateformes numériques.

Concernant la loi encadrant le Conseil national de la presse, l’Association a salué la décision de la Cour constitutionnelle, tout en alertant sur les conséquences possibles du report du renouvellement des instances du Conseil, susceptible d’entraver le traitement de dossiers urgents tels que la délivrance des cartes de presse et le fonctionnement des commissions spécialisées.

S’agissant du soutien public, l’Association a estimé que la transparence constitue un préalable indispensable à tout débat responsable, appelant à identifier les bénéficiaires réels des aides publiques, les montants alloués et leur impact sur le secteur.

En conclusion, les membres présents ont unanimement condamné les propos tenus au Parlement, les considérant comme attentatoires à la dignité des professionnels des médias, tout en réaffirmant l’indépendance de l’Association vis-à-vis de toute formation politique et son refus de s’inscrire dans des logiques de polémique ou de surenchère électorale.

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