Economie

Dès le début de la saison, les exportations d’avocats atteignent un niveau record

Malgré les défis de la sécheresse, le secteur de l’avocat continue de progresser, enregistrant une croissance continue de sa production ainsi que de ses exportations. Les détails

Dans une déclaration à SNRTnews, le président de Morocco Avocado Association, Abdellah Elyamlahi, a révélé que « le Maroc a enregistré une production de 43.000 Tonnes d’avocats pour la saison 2022-2023« . Cette tendance à la hausse devrait se poursuivre, avec une « production estimée à 60.000 Tonnes pour la saison actuelle 2023-2024« , ce qui représenterait une augmentation de près de 39,5%.

En ce qui concerne les exportations, Abdellah Elyamlahi a souligné que « le Maroc a exporté 40.000 Tonnes d’avocats durant la dernière saison 2022-2023 et 30.000 tonnes au titre de la saison 2023-2024. Estimant une exportation de 52.000 Tonnes d’ici la fin de la saison en cours« . Outre la quantité, il a affirmé que « l’avocat marocain est d’une qualité exceptionnelle sur le marché mondial« .

M. Elyamlahi a également précisé que les régions de Larache et Kénitra sont les principaux bassins de production d’avocats dans le royaume. De plus, les Pays-Bas, l’Espagne, la France et l’Allemagne sont les principales destinations de l’avocat marocain.

Pour rappel, dans une déclaration à SNRTnews lors de l’émission « Hiwar wa Massar », le ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, Mohamed Sadiki, a clarifié que les zones de culture de l’avocat sont principalement confinées aux régions côtières et, en particulier, à la commune de Mnasra.

Cette précision vient contredire les rumeurs attribuant la sécheresse au Maroc à la culture de l’avocat. M. Sadiki a affirmé que « le Maroc consacre uniquement 9.000 hectares à cette culture. Cette dernière ne contribue pas à la problématique de la sécheresse« .

En réponse aux préoccupations environnementales, notamment sur l’utilisation de l’eau, Elyamlahi a expliqué que la culture de l’avocat au Maroc est pratiquée sous un système d’irrigation goutte à goutte, permettant une gestion rationnelle de l’eau. La région principale de production bénéficie de réserves d’eau conséquentes et d’une pluviométrie suffisante, même en face de la sécheresse qui affecte le Maroc.

Concernant la consommation d’eau, le président de l’Association a souligné que certaines denrées alimentaires nécessitent une quantité d’eau considérablement plus élevée que celle requise pour la production d’avocats.

Par ailleurs, M. Elyamlahi recommande que l’État marocain investisse sans tarder dans des stations de dessalement d’eau, y compris dans les régions actuellement non affectées par le manque d’eau, afin d’anticiper et d’atténuer les risques futurs.

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