Le Maroc prévoit d’augmenter significativement ses capacités de stockage des produits pétroliers au cours des prochaines années. Plus de 1,7 million de mètres cubes supplémentaires devraient être mis en service entre 2026 et 2030, dont 700.000 m³ à l’horizon de fin 2027. Ce programme vise à renforcer la sécurité d’approvisionnement du marché national dans un contexte de progression de la consommation énergétique.
Une consommation pétrolière en hausse au Maroc
Cette extension des capacités intervient alors que la consommation nationale de produits pétroliers poursuit sa progression. Elle a atteint 12,8 millions de tonnes en 2025, enregistrant une hausse de 4 % par rapport à l’année précédente.
Le gasoil demeure le principal produit consommé, avec une part supérieure à 51 % des volumes. Le gaz butane arrive en deuxième position, représentant environ 21 % de la consommation totale.
Cette évolution renforce les enjeux liés à la disponibilité des produits pétroliers et à la capacité du Royaume à sécuriser ses approvisionnements face aux fluctuations de la demande et aux contraintes du marché international.
Des capacités de stockage appelées à augmenter
Actuellement, le Maroc dispose de 2,4 millions de mètres cubes de capacités de stockage pour les produits pétroliers, auxquels s’ajoutent 800.000 m³ dédiés au gaz de pétrole liquéfié (GPL).
Ces chiffres correspondent aux capacités techniques des installations de stockage et ne représentent pas les volumes effectivement entreposés à un moment donné.
Le nouveau programme prévoit une augmentation importante de ces infrastructures, dépassant largement l’objectif précédent, qui portait sur la création de 455.000 m³ de capacités supplémentaires.
Au-delà de la construction de nouvelles installations, la sécurisation de l’approvisionnement repose également sur le suivi régulier des stocks disponibles, des importations et des opérations de déchargement des navires transportant les produits énergétiques.
Nador West Med, une infrastructure stratégique attendue en 2027
Le futur terminal d’hydrocarbures de Nador West Med figure parmi les infrastructures majeures appelées à accompagner cette évolution. Son entrée en service est programmée pour avril 2027, avec l’ambition de renforcer les capacités logistiques du Royaume en matière d’importation et de stockage des produits pétroliers.
Une zone de 170 hectares a été réservée à ce projet. La première tranche, couvrant 82 hectares, est déjà achevée, tandis que les besoins fonciers exprimés par les opérateurs intéressés avoisinent les 50 hectares.
Le développement de ce terminal devrait ainsi contribuer au renforcement de la chaîne logistique énergétique nationale, en offrant de nouvelles possibilités aux opérateurs du secteur.
À travers ce programme d’investissement, le Maroc entend consolider ses infrastructures de stockage et améliorer sa capacité à faire face à l’évolution de la demande en produits pétroliers. L’augmentation des capacités, associée au suivi des approvisionnements et à la mise en service de Nador West Med, constitue un axe important de sa stratégie de sécurisation énergétique.
