Les travaux de la 10e édition de la Conférence internationale sur les systèmes intelligents avancés pour le développement durable (AI2SD 2026) ont été lancés mercredi à l’École Mohammadia d’Ingénieurs (EMI), à Rabat, avec la Jordanie et le Sultanat d’Oman comme pays invités d’honneur.
Organisé jusqu’au 6 novembre, sous l’égide du ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Inclusion économique, cet événement réunit des représentants institutionnels, des universitaires, des chercheurs et des experts autour du rôle de l’intelligence artificielle (IA) et des technologies intelligentes dans l’accélération du développement durable.
Cette édition met l’accent sur les applications de l’IA et les solutions numériques durables dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’éducation et les technologies éducatives, l’agriculture intelligente, les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la santé, l’environnement, l’industrie 4.0, ainsi que l’économie numérique et la finance.
Intervenant à cette occasion, le ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Inclusion économique, Ryad Mezzour, a souligné que l’intelligence artificielle et les systèmes intelligents avancés sont désormais au cœur des transformations de l’économie mondiale.
Dans une allocution lue en son nom par le directeur général de l’Industrie, Youssef Fadil, le ministre a indiqué que cette évolution représente à la fois un défi technologique majeur et une opportunité pour le secteur industriel. Il a notamment mis en avant le potentiel de l’IA, de l’Internet des objets et des systèmes intelligents pour optimiser l’utilisation des ressources, améliorer l’efficacité énergétique et réduire l’empreinte carbone.
Ryad Mezzour a également souligné que cette conférence constitue une occasion de renforcer les passerelles entre la recherche scientifique et le monde industriel, en mobilisant les compétences des chercheurs, des experts et des jeunes talents au service de l’industrie de demain.
De son côté, le président du comité d’organisation de la conférence, Mostafa Ezziyyani, a indiqué que les précédentes éditions ont enregistré plus de 2.500 participations académiques et donné lieu à la publication de plus de 25 ouvrages scientifiques, contribuant au rayonnement de cette rencontre et à son positionnement comme plateforme d’échange scientifique.
Il a également expliqué que le choix de la Jordanie et du Sultanat d’Oman comme invités d’honneur reflète la reconnaissance de leurs compétences académiques et de leurs expériences dans les domaines scientifique et technologique.
Pour sa part, le vice-président de l’Université Mohammed V de Rabat, Ismaïl Kassou, a rappelé que le développement durable constitue un enjeu majeur dans un contexte marqué par des mutations scientifiques et technologiques rapides, notamment avec l’essor de l’intelligence artificielle.
Il a relevé que ces avancées ouvrent de nouvelles perspectives d’innovation, tout en soulevant des questions liées à l’éthique, à l’équité, à l’inclusion et à la souveraineté technologique. Il a également mis en avant le rôle de l’université dans la recherche scientifique, la formation des compétences et la mobilisation du savoir au service de la société.
Le programme de cette édition prévoit plusieurs panels thématiques consacrés notamment à la gouvernance de l’intelligence artificielle, au droit et à la cybersécurité, aux industries biomédicales et médicales au Maroc, ainsi qu’aux enjeux de l’emploi et du leadership à l’ère de l’IA.
