Le Maroc confirme sa progression parmi les destinations africaines les plus attractives pour les investisseurs. Selon le classement 2026-2027 de Rand Merchant Bank (RMB), publié dans son rapport « Where to Invest in Africa », le Royaume occupe désormais la quatrième place continentale, devant l’Afrique du Sud, qui recule au cinquième rang.
Cette évolution marque une progression d’une position par rapport à l’édition précédente. Les Seychelles, Maurice et l’Égypte conservent les trois premières places du classement. Cette performance reflète notamment les transformations industrielles du Maroc, la diversification de ses exportations et les investissements engagés dans les infrastructures. <Cite refs={[« turn577197search8″, »turn577197search2 »]}/>
Un classement fondé sur 20 indicateurs
Le rapport de RMB évalue 31 économies africaines à partir de 20 indicateurs regroupés autour de quatre grands axes : la performance et le potentiel économiques, l’accès aux marchés et l’innovation, le climat de l’investissement ainsi que le développement social et humain.
La quatrième position du Maroc traduit ainsi une appréciation globale de son environnement économique et de sa capacité à attirer les investisseurs. Elle ne correspond toutefois pas directement au volume des investissements étrangers effectivement réalisés dans le Royaume, mais à une mesure comparative de son attractivité. <Cite refs={[« turn577197search2″, »turn577197search6 »]}/>
L’industrie et les exportations soutiennent la progression
La transformation industrielle engagée par le Maroc au cours des dernières années figure parmi les facteurs qui expliquent cette évolution. Les filières automobile, aéronautique, électronique et agroalimentaire ont contribué à renforcer la base productive du Royaume et à diversifier ses débouchés à l’international.
Le secteur automobile occupe une place particulière dans cette dynamique, avec la présence de constructeurs internationaux comme Renault et Stellantis, ainsi que d’un réseau d’équipementiers et de sous-traitants. Le développement de cette industrie a consolidé le positionnement du Maroc comme plateforme de production et d’exportation, notamment vers les marchés européens.
Le complexe portuaire Tanger Med joue également un rôle important dans cette stratégie. Associé aux zones industrielles et logistiques qui se sont développées autour de lui, il facilite les échanges internationaux et renforce l’intégration des entreprises marocaines aux chaînes de valeur mondiales.
Les infrastructures renforcent l’attractivité du Royaume
Les investissements dans les infrastructures de transport, la logistique et l’énergie constituent un autre pilier de la stratégie marocaine. Les projets portuaires de Nador West Med et de Dakhla Atlantique, ainsi que le développement des réseaux ferroviaires, s’inscrivent dans la volonté de renforcer la connectivité du pays avec l’Europe, l’Afrique et les marchés internationaux.
La transition énergétique représente également un facteur d’attractivité pour les investisseurs industriels. Le développement des énergies renouvelables répond notamment aux besoins des entreprises qui cherchent à réduire leur empreinte carbone et à sécuriser leurs approvisionnements énergétiques.
À ces éléments s’ajoutent la proximité géographique avec l’Europe et les accords commerciaux conclus avec plusieurs partenaires, qui contribuent à faire du Maroc une plateforme de production et d’accès à différents marchés.
Le défi de transformer l’attractivité en emplois durables
Malgré cette progression dans le classement de RMB, l’enjeu pour l’économie marocaine dépasse désormais la seule capacité à attirer les capitaux. La question centrale consiste à transformer ces investissements en retombées concrètes pour le tissu économique national, notamment en matière d’emplois qualifiés, de création de valeur et de développement des entreprises locales.
Le renforcement des liens entre les grands groupes internationaux et les petites et moyennes entreprises marocaines constitue à cet égard un levier important. L’amélioration des compétences techniques, la formation professionnelle, l’innovation et l’accès au financement peuvent également favoriser une meilleure intégration des acteurs nationaux dans les chaînes de production.
La répartition territoriale des investissements représente un autre défi. Si plusieurs grands pôles industriels concentrent une part importante de l’activité, d’autres régions disposent encore de possibilités de développement qui pourraient contribuer à une croissance plus équilibrée.
La quatrième place africaine obtenue par le Maroc dans le classement 2026-2027 de RMB confirme ainsi sa progression en matière d’attractivité économique. Le prochain enjeu sera de convertir cette position en investissements productifs, en emplois durables et en une création de valeur davantage ancrée dans l’économie nationale.
