Une étude publiée le 16 septembre 2024 dans la revue Molecular Psychiatry établit un lien significatif entre les formes graves de Covid-19 et l’émergence de troubles psychiatriques. Réalisée par l’équipe Moods de l’Inserm et de l’Université Paris-Saclay, cette recherche se base sur des données de 35 000 patients sans antécédents psychiatriques, montrant que 10 % d’entre eux ont développé des problèmes tels que l’anxiété ou la dépression après leur hospitalisation.
Les chercheurs soulignent l’importance d’une prise en charge holistique qui inclut le bien-être mental des patients. Ils ont identifié plusieurs marqueurs biologiques présents au moment de l’hospitalisation, tels que la durée d’hospitalisation de plus de 7 jours et des épisodes de confusion, qui sont particulièrement significatifs. La présence de monocytes, cellules sanguines liées à l’inflammation, est également corrélée à un risque accru de troubles psychiatriques.
Le modèle élaboré par les chercheurs indique que le risque de développer ces troubles peut atteindre 72 % pour les patients hospitalisés plus d’une semaine et 50 % en cas de confusion. Par exemple, une femme de 65 ans atteinte de Covid-19 avec ces marqueurs aurait un risque supplémentaire de 50 % de déclencher un trouble psychiatrique.
Cette étude ouvre des perspectives pour un dépistage précoce, permettant ainsi d’améliorer la prise en charge des patients et de minimiser l’impact à long terme de la Covid-19 sur leur santé mentale.
