Politique

L’Union pour la Méditerranée s’invite à la rencontre de Nasser Bourita et Stéphane Séjourné

Le dossier de l’Union pour la Méditerranée a été au cœur de la conférence de presse organisée à l’issu de la rencontre entre le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger Nasser Bourita et son homologue français Stéphane Séjourné qui effectue sa première visite au Maroc depuis sa nomination.

En répondant à une question lors de la conférence de presse organisée à l’issue de sa rencontre avec Stéphane Séjourné, le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Nasser Bourita a présenté plusieurs éléments de réponses concernant l’Union Pour la Méditerranée.

Pour commencer, Bourita a précisé que le Maroc et la France ont joué un rôle important dans ce projet; « C’est la France qui était à l’initiation de l’UPM comme héritière du processus de Barcelone en 2008. Et la France a également essayé de dynamiser ce processus par la suite ».

Nasser Bourita a tenu de rappeler que le Maroc a incarné l’UPM à travers ses deux secrétaires généraux successifs. Le ministre a souligné que le Maroc est « le seul pays du sud qui contribue financièrement au budget de l’Union pour le Méditerranée ». Et d’ajouter « le Maroc a présenté une quarantaine de projets pour être labelisé UPM. Et donc la France et le Maroc ont une responsabilité et ont une légitimité pour évoquer ce sujet et pour essayer de renforcer ce processus« .

Nasser Bourita a rappelé qu’il y a un problème et non des moindres au sein de l’UPM; « le problème pour nous n’est pas institutionnel. La léthargie institutionnelle reflète une situation qui existe en Méditerranée ». Et d’ajouter: « l’Union européenne  est toujours hésitante stratégiquement et tant qu’il y a cette hésitation stratégique au niveau de l’UE, l’Union pour la Méditerranée ne peut pas faire plus de ce qu’elle fait maintenant »

Tout ce qui vient du sud est problématique!

Pour Nasser Bourita, le sud manque de coordination; « Le sud est aussi dispersé, il n’est pas coordonné et ce manque de coordination au niveau du sud impacte sur le fonctionnement de l’institution ».

Pour le responsable marocain, le contexte dans la Méditerranée est marqué par la guerre; « la Méditerranée c’est la guerre! C’est l’agression israélienne contre Gaza avec toutes ses implications, c’est l’impact sur la stabilité du Liban et d’autres pays méditerranéens. La Méditerranée c’est aussi la Libye et tous les problèmes qu’on connait et donc la Méditerranée connait de nombreuses crises politiques et des conflits ouverts et l’institution ne peut que refléter cet état de fait ».

Pour conclure, le responsable pointe du doigt la politique du rejet qui s’installe dans la région; « ce qui nous inquiète le plus, c’est cette géopolitique de la peur qui prime en Méditerranée. C’est cette politique du rejet qui s’installe confortablement en Méditerranée ». Et de préciser « cela a commencé avec les questions migratoires et on a vu toutes les pressions et les politiques… Pour simplifier tout ce qui vient du sud de la Méditerranée est problématique », a conclu le ministre, faisant référence aux attaques contre les produits agricoles venant du sud.

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