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Amara appelle à un usage responsable et critique de l’intelligence artificielle dans l’éducation

 Le président du Conseil économique, social et environnemental, Abdelkader Amara, a appelé à un usage critique, responsable et fiable de l’intelligence artificielle au sein du système éducatif, lors d’une conférence internationale tenue à Salé.

L’intelligence artificielle, levier de transformations profondes
Intervenant à l’ouverture d’une rencontre consacrée au thème « Éducation et intelligence artificielle : innovation technologique et responsabilité sociale », organisée par la Fondation Zakoura, M. Amara a souligné que l’intelligence artificielle n’est plus un simple luxe technologique, mais constitue désormais un levier majeur de transformations profondes affectant les sociétés, les économies et, en particulier, les systèmes éducatifs. Il a également mis en avant les défis importants que pose son intégration, notamment en l’absence d’un encadrement institutionnel suffisant.

Un intérêt constant pour la transformation numérique
Le responsable a rappelé que le Conseil accorde une attention soutenue aux enjeux du numérique, à travers des travaux de veille, d’analyse et de prospective portant notamment sur le cloud computing, les politiques d’innovation, les technologies et les valeurs, ainsi que sur les différentes dimensions de l’intelligence artificielle, y compris dans le domaine éducatif. Il a également évoqué les travaux en cours relatifs à la cybersécurité.

Vers une stratégie nationale de l’intelligence artificielle
Dans ce contexte, M. Amara a recommandé l’élaboration d’une stratégie nationale dédiée à l’intelligence artificielle, en priorisant, dans un premier temps, le développement de solutions basées sur ces technologies dans des secteurs clés tels que l’éducation, la santé et l’agriculture. Il a, en outre, plaidé pour des politiques publiques cohérentes, structurées et anticipatives afin d’accompagner cette mutation.

Une transformation structurelle de l’école
Selon lui, l’intégration de l’intelligence artificielle ne se limite pas à l’introduction de nouveaux outils pédagogiques, mais implique une transformation en profondeur de l’organisation et des fonctions de l’école. Cela passe par des investissements durables dans les infrastructures numériques, garantissant un accès équitable sur l’ensemble du territoire, notamment en milieu rural, ainsi que par le renforcement de la formation des enseignants et l’accompagnement des élèves vers un usage éclairé et responsable, avec un rôle central dévolu aux familles.

Encadrement, éthique et protection des données
Par ailleurs, plusieurs recommandations ont été mises en avant, notamment la mise en place de mécanismes de régulation pour détecter les biais algorithmiques, la protection des données personnelles des apprenants, l’encouragement à l’expérimentation encadrée dans les établissements scolaires, ainsi que l’élaboration de référentiels clairs d’utilisation. Le renforcement des partenariats entre les secteurs public, privé et académique a également été souligné.

Former les compétences de demain
Les recommandations portent aussi sur la création de filières spécialisées en intelligence artificielle afin de constituer un vivier national de compétences, ainsi que sur l’instauration de dispositifs d’évaluation continue des programmes déployés.

Pour une école équitable et de qualité
En conclusion, M. Amara a appelé à faire de l’intelligence artificielle un levier stratégique pour l’école marocaine, en accélérant la mise en place d’un cadre institutionnel adapté et d’une orientation pédagogique innovante et flexible, fondée sur une planification stratégique anticipant les mutations numériques, dans la perspective de bâtir une école fondée sur l’équité et la qualité.

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