Société

Pré-COP28 : la société civile environnementale marocaine en conclave à Rabat

Une rencontre de préparation à la 28ème Conférence des parties sur le climat de l’ONU (COP 28), a été organisée vendredi à Rabat, à l’initiative de la société civile environnementale marocaine, représentée par l’Alliance marocaine pour le climat et le développement durable (AMCDD).

Cette rencontre de deux jours, initiée sur le thème « ébullition climatique: faisons de la COP 28 une opportunité pour éviter le franchissement du point de basculement, de non-retour », a pour but de partager et discuter des récents développements liés aux questions climatiques ainsi que les principales préoccupations de la COP 28 pour le Maroc et l’Afrique.

Organisé avec l’appui de la Fondation allemande Frederich Ebert et la participation de l’Initiative IMAL pour le climat et le développement, l’Alliance panafricaine pour la justice climatique (PACJA), et le réseau « Climate Action Network Arab World » (CAN Arab), ce conclave vise, selon ses initiateurs, à préparer un plan de coordination avec la délégation marocaine, présidée par le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable et entre les acteurs scientifiques et associatifs marocains à savoir, l’AMCDD, CAN Arab, PACJA Maroc et Afrique et IMAL, entre autres.

Cette réunion sera aussi l’occasion d’élaborer des documents de positions, une déclaration internationale et un document de plaidoyer de la société civile environnementale marocaine pour la COP28, ainsi qu’un plan de participation et de plaidoyer avant, durant et après la conférence des parties.

Le monde vie au quotidien un passage trop rapide du dérèglement climatique à l’ébullition climatique, tel qu’il a été décrit par le secrétaire général des nations unis en juillet 2023, a indiqué le coordinateur national de l’AMCDD, Abderrahim Ksiri, notant une recrudescence des ouragans intenses, des sécheresses, des feux de forêts, des inondations et une fonte des glaces dépassant tous les scénarios pessimistes.

Dans une déclaration à la presse, M. Ksiri a mis l’accent sur l’impact du dérèglement et réchauffement climatiques sur le monde marin, en matière de perturbations des courants marins et des saisons, outre et l’avènement d’un certain nombre de catastrophes naturelles dans le bassin méditerranéen.

Dans ce contexte, les divers acteurs de la société civile, aux côtés du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable sont pleinement impliqués dans la bonne participation de la participation marocaine à la COP28, en tant qu’occasion historique pour renforcer la diplomatie climatique marocaine et africaine, a-t-il fait observer.

Pour sa part, le directeur exécutif de IMAL, Iskander Erzini Vernoit, a mis en avant la centralité de la question climatique au Maroc et son lien étroit avec la plupart des problématiques actuelles et celles des décennies à venir.

Il a, en outre, mis l’accent sur l’importance des thématiques relatives à la rareté de l’eau, à la transition énergétique et à l’économie verte, en tant que sujets prioritaires de débat.

La COP 28, prévue du 30 novembre au 23 décembre prochain à Dubaï aux Émirats Arabes Unis, s’est fixée comme grands enjeux, la réforme indispensable de l’architecture financière internationale, la mobilisation de financements publics additionnels, l’indispensable sortie des énergies fossiles pour limiter le réchauffement climatique en-deçà de 1,5°C, l’importance de soutenir un développement durable en Afrique par des projets climato-compatibles aligner avec l’objectif NET ZERO, sans recourir aux énergies fossiles.

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