Plus de 100 millions de dollars de nouveaux engagements en faveur du développement des capacités ont été mobilisés lors des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, a annoncé vendredi 16 octobre 2026, à Bangkok, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva.
Ces engagements représentent environ un quart des dépenses annuelles du Fonds consacrées à ce domaine. Ils visent à renforcer les compétences et les dispositifs institutionnels des pays membres, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les pressions inflationnistes, l’augmentation de la dette publique et les transformations liées à l’intelligence artificielle.
Le FMI poursuit notamment ses programmes d’assistance technique et de formation afin d’améliorer la surveillance financière et de consolider les systèmes bancaires nationaux. Chaque année, l’institution mène environ 300 programmes dans ces domaines et réalise une quinzaine d’évaluations dans le cadre du Programme d’évaluation du secteur financier (PESF), qui contribue notamment à identifier les vulnérabilités face aux risques mondiaux, dont les cyberattaques.
Les travaux du Fonds portent également sur la réduction des déséquilibres économiques, qu’ils soient budgétaires, commerciaux ou liés aux écarts entre l’épargne et l’investissement. Dans cette perspective, les grandes économies sont appelées à contribuer davantage au rééquilibrage de la croissance mondiale, notamment à travers une hausse de l’épargne aux États-Unis, une stimulation de la consommation en Chine et un renforcement de l’investissement en Europe.
Sur le plan financier, l’encours des crédits du FMI, auxquels s’ajoutent les engagements non encore décaissés, atteint actuellement 240 milliards de dollars. Sa capacité de prêt inutilisée représente environ trois fois ce montant. Les prêts concessionnels s’élèvent, quant à eux, à 36 milliards de dollars, soit près de quatre fois leur moyenne historique.
Le financement du Fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance constitue également un enjeu important pour permettre au FMI de continuer à accorder des prêts à des conditions avantageuses aux pays qui en ont besoin. À ce jour, 39 pays ont donné des assurances en faveur du mécanisme de financement envisagé, couvrant près de 48 % de l’objectif fixé. Les contributions cumulées attendues des pays de l’Union européenne pourraient porter cette proportion à 74 %, contre un objectif global de 90 %.
Face aux mutations de l’économie mondiale et à l’essor de l’intelligence artificielle, le FMI souligne enfin la nécessité de renforcer la coopération internationale et d’adopter des politiques économiques capables de tirer parti des nouvelles technologies tout en limitant les risques, afin de soutenir une croissance durable et d’améliorer les conditions de vie des populations.
