
La formation du prochain gouvernement marocain se précise autour de Fatima Ezzahra El Mansouri. La cheffe du gouvernement désignée poursuit ses consultations avec les formations politiques représentées au Parlement, dans l’objectif de constituer une majorité capable de soutenir le futur programme gouvernemental.
La coalition envisagée s’articule autour de quatre partis : le Parti authenticité et modernité (PAM), le Parti de l’Istiqlal (PI), l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS). Cette configuration s’appuie sur les échanges engagés depuis la désignation de Fatima Ezzahra El Mansouri à la tête du gouvernement.
Une majorité en cours de constitution
Arrivé en tête des élections législatives du 23 septembre 2026 avec 97 sièges, le PAM conduit les discussions visant à former la prochaine équipe gouvernementale. Le parti s’oriente vers une alliance avec les trois formations de la Koutla, à savoir l’Istiqlal, l’USFP et le PPS.
Les résultats définitifs des législatives attribuent respectivement 65 sièges à l’Istiqlal, 26 à l’USFP et 19 au PPS. Réunis aux 97 sièges du PAM, ces élus représenteraient une coalition de 207 sièges sur les 395 que compte la Chambre des représentants, soit au-dessus du seuil de la majorité absolue fixé à 198 sièges.
Les consultations doivent notamment permettre de préciser les grandes orientations du programme gouvernemental et les modalités de participation des différentes formations à la future équipe exécutive.
Le PPS rejoint la dynamique de la coalition
Le 12 octobre, le Parti du progrès et du socialisme a officialisé sa décision de participer au prochain gouvernement, à l’issue d’une réunion de son bureau politique à Rabat. Cette décision intervient après les positions favorables exprimées par l’Istiqlal et l’USFP concernant leur participation à la majorité en préparation.
La configuration envisagée réunit ainsi quatre formations politiques aux sensibilités différentes, mais qui cherchent à s’accorder sur une feuille de route commune. Les discussions portent également sur la répartition des responsabilités gouvernementales et sur les priorités qui devront figurer dans le programme soumis au Parlement.
La composition définitive du gouvernement et l’attribution des portefeuilles ministériels restent toutefois des étapes distinctes de la constitution de cette majorité.
Les priorités du futur programme gouvernemental
Au-delà des négociations entre partis, la nouvelle équipe devra définir les mesures destinées à répondre aux attentes économiques et sociales exprimées par les citoyens. Le pouvoir d’achat, l’emploi, la justice sociale, la réduction des disparités territoriales et le développement économique figurent parmi les enjeux majeurs du prochain mandat.
Les discussions doivent également tenir compte du contexte national et international, ainsi que des défis auxquels le Maroc est confronté en matière de croissance, de services publics et de création d’opportunités économiques.
La cohérence du programme commun et la capacité des partenaires à coordonner leurs positions constitueront des éléments importants pour le fonctionnement de la future majorité.
Une étape importante après les législatives de septembre
La désignation de Fatima Ezzahra El Mansouri par le roi Mohammed VI, après la victoire du PAM aux élections législatives, a ouvert une nouvelle phase du processus de formation du gouvernement. Les consultations en cours doivent désormais déboucher sur un accord politique, puis sur la constitution de l’équipe appelée à mettre en œuvre le programme gouvernemental.
Si l’alliance entre le PAM, l’Istiqlal, l’USFP et le PPS se confirme dans sa configuration actuelle, elle disposera d’une majorité parlementaire de 207 sièges. Les prochaines annonces permettront de préciser les contours définitifs de cette coalition et les orientations de la nouvelle action gouvernementale.






















