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 MASEN, un acteur stratégique de la transition énergétique en Afrique

Au Maroc comme sur le continent africain, la transition énergétique ne repose plus uniquement sur la construction de nouvelles capacités de production. Elle implique également de savoir structurer les projets, sécuriser les investissements et développer des partenariats durables. Dans cette dynamique, MASEN occupe une position particulière, à la croisée de l’expertise marocaine et de la coopération énergétique africaine.

La montée en puissance des énergies renouvelables en Afrique ouvre un vaste champ d’opportunités, mais aussi de nombreux défis. Solaire, éolien ou encore hydraulique offrent au continent un potentiel considérable, alors que la demande en électricité continue de progresser.

Le principal défi réside toutefois dans la capacité à transformer ce potentiel en projets concrets, financés et durables.

C’est dans cet environnement que l’expérience de MASEN prend une dimension particulière. L’agence marocaine dispose de plusieurs années d’expérience dans le développement de grands projets d’énergies renouvelables et dans la mobilisation de partenaires publics et privés.

Une expertise marocaine

Créée pour accompagner le développement des énergies renouvelables au Maroc, MASEN s’est progressivement imposée comme l’un des principaux acteurs de la stratégie énergétique du Royaume.

Son expérience couvre plusieurs dimensions : développement de projets, ingénierie institutionnelle, structuration financière, mobilisation de partenaires internationaux et accompagnement de projets complexes.

Cette expertise constitue aujourd’hui un atout dans les échanges avec les pays africains qui cherchent à accélérer leur propre transition énergétique.

L’enjeu ne consiste pas simplement à reproduire le modèle marocain, mais à partager des méthodes et des expériences susceptibles d’être adaptées aux réalités de chaque marché.

 Le défi des projets bancables

Pour accélérer les investissements dans les énergies renouvelables, la disponibilité des ressources naturelles ne suffit pas.

Un projet solaire ou éolien doit également présenter des garanties suffisantes pour attirer les investisseurs et les institutions financières.

La bancabilité des projets d’énergies renouvelables devient ainsi un enjeu central.

Cela implique notamment de définir clairement les mécanismes d’attribution, de répartir les risques entre les différents acteurs et de garantir un environnement suffisamment prévisible pour les investisseurs.

C’est sur ce volet que les programmes de coopération auxquels participe MASEN prennent toute leur importance.

 L’exemple de Noor Ouarzazate

L’expérience marocaine est notamment illustrée par le complexe solaire Noor Ouarzazate, devenu l’un des projets énergétiques les plus emblématiques du continent africain.

Au-delà de ses capacités de production, Noor Ouarzazate constitue une expérience en matière de conception, de financement et de gestion d’une infrastructure énergétique de grande envergure.

Le complexe montre également l’importance des partenariats entre institutions publiques, bailleurs internationaux et acteurs privés.

Cette expérience constitue une référence dans les échanges consacrés au développement des projets solaires en Afrique.

 Un rôle dans la coopération africaine

Le rôle de MASEN dépasse progressivement le cadre strict du marché marocain.

La participation de l’agence à des programmes de renforcement des capacités destinés aux institutions africaines s’inscrit dans une logique de coopération Sud-Sud.

La rencontre organisée à Marrakech en juin dernier, qui avait réuni des représentants de 17 pays africains autour des appels d’offres compétitifs dans les énergies renouvelables, en constitue une illustration.

L’objectif était notamment de renforcer les compétences des institutions publiques dans la conception, le lancement et la gestion de projets d’énergies renouvelables.

Cette approche répond à une problématique commune à de nombreux pays africains : disposer non seulement des ressources énergétiques nécessaires, mais aussi des compétences institutionnelles permettant de transformer ces ressources en investissements.

 Des partenariats internationaux

La coopération autour de ces programmes associe plusieurs grandes institutions internationales, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, la GIZ, l’Agence française de développement et l’Agence internationale pour les énergies renouvelables.

Cette présence internationale souligne l’importance croissante accordée à la structuration des marchés africains des énergies renouvelables.

Pour les États africains, ces partenariats peuvent faciliter l’accès à l’expertise et aux mécanismes de financement nécessaires au développement de nouveaux projets.

Pour le Maroc, ils contribuent également à renforcer son positionnement dans les réseaux internationaux consacrés à la transition énergétique.

 L’Afrique, nouveau terrain énergétique

Le continent africain dispose d’un potentiel considérable en matière d’énergies renouvelables.

L’ensoleillement exceptionnel de plusieurs régions, les ressources éoliennes et hydrauliques ainsi que les besoins croissants en électricité créent un environnement particulièrement favorable au développement de nouvelles infrastructures.

Mais les écarts entre les pays restent importants.

Les capacités institutionnelles, les cadres réglementaires, l’accès au financement et les infrastructures électriques diffèrent fortement d’un marché à l’autre.

Dans ce contexte, l’expérience de pays comme le Maroc peut contribuer à accélérer le partage de connaissances et de bonnes pratiques.

 Une expertise qui dépasse les frontières

Le positionnement de MASEN s’inscrit ainsi dans une évolution plus large du rôle des institutions énergétiques marocaines.

L’enjeu n’est plus uniquement de développer les capacités renouvelables du Royaume, mais également de valoriser une expertise marocaine dans le domaine de la transition énergétique.

Cette dimension peut devenir un élément important de la coopération économique entre le Maroc et les autres pays africains.

Elle peut également ouvrir la voie à de nouveaux partenariats dans les domaines de l’investissement, de l’ingénierie, de la formation et du financement des infrastructures énergétiques.

 MASEN, un levier de coopération

L’expérience accumulée par MASEN donne au Maroc un avantage dans un secteur appelé à prendre une importance croissante dans les économies africaines.

La transition énergétique constitue désormais à la fois un enjeu climatique, économique et géopolitique.

Dans cette nouvelle équation, la capacité à produire de l’énergie renouvelable est essentielle, mais celle à structurer les projets, sécuriser les investissements et accompagner les institutions publiques l’est tout autant.

C’est sur ce terrain que l’expertise de MASEN prend une dimension africaine.

À travers ses projets, ses partenariats et les programmes de coopération auxquels elle participe, l’agence contribue ainsi à faire du Maroc un acteur de référence dans le développement des énergies renouvelables en Afrique.

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