
Le Maroc a gagné une place dans le classement mondial de la connectivité des transports maritimes réguliers établi par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Au deuxième trimestre 2026, le Royaume occupe le 22ᵉ rang mondial et la deuxième place en Afrique, avec un score de 265,52 points, contre 263,16 points au trimestre précédent.
Le Maroc améliore son score en trois mois
Cette évolution permet au Maroc de progresser d’un rang dans la hiérarchie mondiale. Au premier trimestre 2026, le Royaume figurait à la 23ᵉ position avec 263,16 points. Son score a ainsi augmenté de 2,36 points en trois mois, soit une progression de 0,90 %.
Le Maroc se retrouve désormais entre la France, classée 21ᵉ avec 269,60 points, et l’Indonésie, 23ᵉ avec 260,20 points. L’écart avec la France s’établit à seulement 4,08 points, tandis que le Royaume dispose d’une avance de 5,32 points sur l’Indonésie.
Cette progression reflète une amélioration de la connexion du Maroc aux réseaux internationaux de transport maritime régulier de conteneurs. Elle ne modifie toutefois pas sa position sur le continent africain, où le Royaume conserve sa deuxième place.
L’Égypte conserve la première place en Afrique
À l’échelle africaine, l’Égypte reste en tête du classement avec 284,25 points, ce qui lui permet d’occuper le 18ᵉ rang mondial. Le Maroc arrive derrière avec 265,52 points.
L’écart entre les deux pays atteint ainsi 18,73 points. En revanche, la distance se creuse nettement avec la Côte d’Ivoire, troisième puissance africaine dans ce classement avec 142,60 points et une 37ᵉ place mondiale.
Derrière la Côte d’Ivoire figurent le Ghana, 38ᵉ mondial avec 139,62 points, le Togo, 45ᵉ avec 120,58 points, puis l’Afrique du Sud, 47ᵉ avec 117,03 points. Le Nigeria occupe la 49ᵉ position mondiale avec 116,04 points, devant le Cameroun, 53ᵉ avec 107,37 points, la République du Congo, 60ᵉ avec 88,88 points, et Djibouti, 62ᵉ avec 88,03 points.
Le score du Maroc est ainsi supérieur à deux fois celui du Togo, de l’Afrique du Sud et du Nigeria, qui figurent tous parmi les cinquante premières économies du classement mondial.
Un indice qui mesure l’intégration aux réseaux maritimes
L’indice de connectivité des transports maritimes réguliers de la Cnuced vise à mesurer le niveau d’intégration d’une économie dans les réseaux internationaux de transport maritime conteneurisé.
L’indicateur prend notamment en compte le nombre d’escales, la capacité de transport disponible, le nombre de services maritimes et de compagnies présentes, la taille du plus grand navire accueilli dans les ports ainsi que le nombre de pays pouvant être reliés directement.
La méthodologie actuelle établit à 100 points la moyenne mondiale enregistrée au premier trimestre 2023. Le score obtenu ne correspond donc pas directement au volume de marchandises traité par les ports. Il renseigne davantage sur l’étendue, la fréquence et la densité des connexions maritimes internationales dont bénéficie une économie.
La Chine largement en tête du classement mondial
À l’échelle mondiale, les économies asiatiques occupent les premières places. La Chine domine très largement le classement avec 1 319,46 points, devant la Corée du Sud avec 637,15 points et Singapour avec 617,63 points.
La Malaisie arrive quatrième avec 509,53 points, suivie des États-Unis, cinquièmes avec 503,89 points. Le Vietnam se classe sixième avec 489,84 points, devant l’Espagne, septième avec 416,61 points, et le Japon, huitième avec 415,71 points.
Le Royaume-Uni occupe la neuvième position avec 387,63 points, tandis que l’Inde complète le Top 10 mondial avec 381,30 points.
Avec ses 265,52 points, le Maroc se situe donc dans la partie supérieure du classement mondial et à proximité de plusieurs grandes économies en matière de connectivité maritime. Sur le continent africain, le Royaume conserve par ailleurs une position nettement distincte de la majorité des autres économies, l’Égypte et le Maroc étant les deux seuls pays africains à dépasser les 250 points dans l’indice de la Cnuced.





















