L’Agence nationale des ports (ANP) et l’Agence française de développement (AFD) ont conclu, mardi à Rabat, un nouvel accord de financement de 100 millions d’euros destiné à moderniser les infrastructures portuaires des provinces du Sud et à accompagner le développement de ports plus respectueux de l’environnement.
Ce financement, accordé sous forme de prêt non souverain à des conditions préférentielles et d’une durée de 13 ans, sans garantie de l’État, s’inscrit dans le cadre du programme d’investissement de l’ANP pour la période 2023-2030.
Le programme concerne six ports : Tan-Tan, Tarfaya, Laâyoune, Boujdour, Dakhla et Imhiriz. Il vise à renforcer leurs infrastructures et à soutenir leur adaptation aux enjeux environnementaux et économiques.
La convention a été signée par le directeur général de l’ANP, Mustapha Farès, et la directrice de l’AFD au Maroc, Catherine Bonnault, en présence du ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, et de l’ambassadeur de France au Maroc, Christophe Lecourtier.
À cette occasion, Nizar Baraka a présenté cet accord comme une nouvelle étape dans une coopération de longue date fondée sur la confiance mutuelle. Il a également souligné son inscription dans une vision stratégique visant à accompagner le développement des provinces du Sud et à renforcer leur intégration dans l’économie nationale.
De son côté, l’ambassadeur de France a mis en avant la dimension stratégique de ce partenariat, notamment face aux défis liés à l’élévation du niveau de la mer et à la puissance des vagues, qui nécessitent des mesures adaptées pour protéger les infrastructures côtières.
Ce nouvel engagement financier intervient dans le contexte du soutien exprimé par la France à la souveraineté du Maroc sur le Sahara, réaffirmé par le président Emmanuel Macron en 2024.
