Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, mercredi à Abidjan, un financement de 487 millions de dollars en faveur du Maroc. Cette enveloppe vise à accélérer les réformes structurelles, stimuler une croissance inclusive et renforcer la résilience de l’économie nationale face aux chocs économiques et climatiques.
Ce financement s’inscrit dans la troisième phase du Programme d’appui au renforcement de la gouvernance économique et de la résilience au changement climatique (PGRCC). Il ambitionne notamment de renforcer le rôle du secteur privé dans l’investissement et la création de valeur, tout en recentrant l’action de l’État sur ses missions stratégiques.
Un premier volet est consacré à l’amélioration de l’efficacité de l’action publique. Il prévoit notamment la restructuration du portefeuille des entreprises publiques, la modernisation du cadre des partenariats public-privé et l’amélioration du climat des affaires, avec pour objectif de favoriser l’investissement privé, de soutenir les PME et de renforcer l’innovation ainsi que l’intégration du Maroc aux chaînes de valeur mondiales.
Le second volet porte sur la résilience climatique et énergétique. Il vise à moderniser la gouvernance des secteurs de l’eau et de l’électricité, à intégrer davantage les enjeux climatiques dans les politiques publiques et à accélérer la transition vers une économie bas-carbone.
L’opération entend également accompagner le Royaume face aux répercussions de la crise au Moyen-Orient, notamment la hausse des coûts de l’énergie et du transport. Elle doit contribuer à préserver les marges de manœuvre budgétaires et les dépenses prioritaires, tout en maintenant la dynamique des réformes et de l’investissement.
Depuis 1978, la BAD a mobilisé près de 15 milliards d’euros en faveur de plus de 150 projets au Maroc, couvrant notamment les transports, l’énergie, l’eau et l’assainissement, l’agriculture et la protection sociale.
