Le chantier du port Dakhla Atlantique poursuit sa progression, avec un taux d’avancement supérieur à 74 % à fin septembre 2026, selon les informations relayées le 20 octobre. Cette infrastructure stratégique ambitionne de renforcer les capacités logistiques du sud du Maroc, de soutenir les activités industrielles et halieutiques et de favoriser les échanges commerciaux avec les marchés africains.
Dakhla Atlantique, un projet stratégique pour les provinces du Sud
Le port Dakhla Atlantique s’inscrit dans la stratégie du Maroc visant à renforcer les infrastructures économiques des provinces du Sud et à accompagner leur développement industriel. Avec plus de 74 % des travaux réalisés à fin septembre 2026, le projet franchit une nouvelle étape dans sa construction.
Conçu pour accueillir plusieurs catégories d’activités portuaires, le futur complexe doit contribuer à améliorer les capacités de traitement des marchandises, à soutenir le secteur de la pêche et à faciliter l’implantation de nouvelles entreprises. Sa position sur la façade atlantique lui confère également un intérêt particulier pour le développement des échanges entre le Maroc, l’Afrique de l’Ouest et les marchés internationaux.
Au-delà de sa dimension portuaire, le projet représente un investissement structurant pour le territoire. Sa vocation est de renforcer l’attractivité économique de Dakhla et de favoriser l’émergence de nouvelles activités productives autour de la logistique et de la transformation industrielle.
Un futur pôle industriel et logistique tourné vers l’Afrique
Dakhla Atlantique pourrait favoriser le développement d’un écosystème économique associant transport maritime, entreposage, logistique, services industriels et transformation des produits de la mer. La disponibilité d’infrastructures portuaires modernes constitue en effet un facteur important pour attirer les investisseurs et améliorer l’acheminement des marchandises.
Le développement de capacités locales de transformation pourrait également accroître la valeur ajoutée générée dans les provinces du Sud, notamment dans les filières halieutiques et agroalimentaires. Cette évolution dépendra toutefois de plusieurs conditions, dont la qualité des connexions routières, la disponibilité de l’énergie et l’adéquation entre les compétences locales et les besoins des entreprises.
L’attractivité du futur port reposera aussi sur sa capacité à capter des flux commerciaux réguliers et à développer des complémentarités avec les autres plateformes portuaires du Royaume. L’objectif est de faire de Dakhla un point d’appui pour les échanges commerciaux et les activités industrielles liées à la façade atlantique.
La pêche et la transformation locale parmi les activités attendues
Le secteur halieutique figure parmi les activités susceptibles de bénéficier du développement de Dakhla Atlantique. Des infrastructures adaptées peuvent faciliter la manutention, le transport et la valorisation des produits de la mer, tout en créant des conditions favorables à l’installation d’unités de transformation.
La concrétisation de ces perspectives nécessitera cependant des investissements complémentaires dans les équipements industriels, les chaînes du froid, les services logistiques et la formation professionnelle. La coordination entre les acteurs publics et privés sera déterminante pour transformer les capacités portuaires en débouchés économiques durables.
La création de valeur dépendra donc autant des infrastructures que de la capacité à attirer des entreprises et à développer une activité commerciale suffisamment soutenue.
Un taux d’avancement qui ne signifie pas encore une mise en service
Le taux d’avancement supérieur à 74 % annoncé à fin septembre 2026 témoigne de la progression du chantier, mais ne signifie pas que le port est déjà opérationnel. La finalisation des travaux, l’installation et la mise au point des équipements ainsi que les procédures nécessaires à l’exploitation restent des étapes déterminantes.
Le calendrier effectif de mise en service et la montée en puissance des activités dépendront de l’achèvement des différentes composantes du projet et de leur préparation à l’exploitation commerciale.
Pour le Maroc, l’enjeu est désormais de faire de Dakhla Atlantique un véritable levier de création de richesses, d’intégration régionale et de diversification économique. La réussite du projet dépendra de sa capacité à associer infrastructures portuaires, investissements industriels, logistique performante et implantation durable des entreprises.
