Le plafond des frais d’interchange est passé de 0,65% à 0,50% depuis le 1er octobre. Une baisse saluée par les commerçants, mais qui ne garantit pas encore une facture allégée. Car le coût réel du paiement par carte dépend aussi des tarifs fixés par les acquéreurs, désormais en concurrence.
Jusqu’ici, le marché était largement dominé par le Centre monétique interbancaire (CMI). Son ouverture à de nouveaux opérateurs devait faire baisser les prix. Trois semaines après l’entrée en vigueur du nouveau plafond, les effets se font encore attendre.
Une baisse qui ne dit pas tout
Les frais d’interchange ne sont qu’une partie de la commission payée par le commerçant. À cela s’ajoutent les frais de réseau, les coûts liés au terminal de paiement et la marge de l’acquéreur. Autrement dit, un plafond abaissé ne signifie pas automatiquement une commission réduite dans la même proportion.
Pour les petits commerces, l’enjeu est d’autant plus important que les frais fixes et les commissions pèsent davantage sur de faibles volumes de transactions. La concurrence entre acquéreurs devra donc se traduire par des offres plus claires et plus compétitives.
Ce qu’il faut maintenant surveiller
La réforme a changé les règles, pas encore les résultats. Les premiers signes à suivre seront l’évolution des commissions réellement facturées, le nombre de commerçants équipés et le volume des paiements par carte.
L’objectif final est double, rendre la carte moins coûteuse pour les professionnels et encourager les consommateurs à l’utiliser davantage. Reste à savoir si l’ouverture du marché permettra de transformer une baisse réglementaire en économies concrètes au comptoir.
Le Decrypteur
