La société minière britannique Aterian a annoncé, mercredi 14 octobre, la découverte de nouveaux indices de cuivre dans le secteur d’Amane, au sein de son projet d’exploration d’Azrar, situé dans l’Anti-Atlas marocain. Les premières observations de terrain font état d’une zone minéralisée sur une longueur apparente de 1,6 kilomètre. Les travaux ont été financés par son partenaire français Lithosquare, spécialisé dans les applications de l’intelligence artificielle.
Ces résultats préliminaires permettent d’élargir la zone connue de minéralisation cuprifère à Amane et d’affiner les cibles qui feront l’objet des prochaines investigations. Aterian prépare désormais une première campagne de forages de reconnaissance, prévue au quatrième trimestre 2026, afin de mieux évaluer le potentiel géologique du site.
De nouveaux indices de cuivre sur plusieurs secteurs
Les premières opérations de cartographie ont couvert quatre des vingt-deux traverses géologiques prévues dans le programme d’exploration. Elles ont permis de porter à 2,5 kilomètres la longueur de la cible d’Amane, grâce à l’identification de nouveaux affleurements minéralisés.
Dans la partie occidentale du secteur, l’épaisseur apparente des zones observées atteint localement sept mètres. Dans la partie septentrionale, elle s’élève à environ deux mètres. Ces données correspondent toutefois à des observations réalisées en surface : la continuité des minéralisations en profondeur et leur étendue réelle restent à confirmer par des travaux complémentaires.
Les équipes ont également identifié, dans le nord d’Amane, un prolongement potentiel de la minéralisation sur une distance estimée entre un et 1,2 kilomètre, contre environ 250 mètres dans la partie occidentale. D’anciens travaux miniers associés à des indices visibles de cuivre ont par ailleurs été repérés dans la zone.
Une autre cible du périmètre d’Azrar, située à Tifrit, présente également des signes de minéralisation. Ceux-ci ont été observés dans des couches de conglomérats et de grès fins, sur une largeur apparente de trois mètres et une longueur d’environ cinquante mètres.
Une campagne de forages programmée pour fin 2026
Le programme d’exploration prévoit au total vingt-deux traverses géologiques, représentant une longueur cumulée de 8,2 kilomètres. L’objectif est de mieux comprendre la répartition des minéralisations au sein des formations sédimentaires d’Adoudou et de préciser les zones présentant le potentiel le plus intéressant.
Les travaux comprennent également des relevés topographiques, des prélèvements systématiques et l’aménagement des accès aux secteurs considérés comme prioritaires. En parallèle, Aterian prépare sa première campagne de forages de reconnaissance pour le quatrième trimestre 2026 et a entamé des discussions avec des entreprises locales spécialisées.
Le président exécutif d’Aterian, Charles Bray, estime que les premiers résultats de cartographie élargissent la zone connue des minéralisations cuprifères d’Amane et mettent en évidence plusieurs indices dans des secteurs encore inexplorés.
Selon lui, les prochaines opérations devront notamment permettre de vérifier la continuité des formations minéralisées et de déterminer les emplacements les plus pertinents pour les premiers sondages.
L’intelligence artificielle au service de l’exploration géologique
En complément des observations de terrain, Aterian prévoit d’exploiter des données hyperspectrales afin de distinguer les signatures minéralogiques des différentes formations rocheuses. Leur interprétation sera croisée avec les informations géologiques déjà collectées pour mieux hiérarchiser les cibles de forage.
Le partenaire français Lithosquare contribue à cette démarche en mettant à disposition des outils d’analyse reposant sur l’intelligence artificielle. Ces technologies doivent aider à classer les secteurs à examiner en priorité et à orienter les prochaines étapes de l’exploration.
Cette approche combine ainsi les méthodes classiques de cartographie géologique avec des outils d’analyse avancés, dans le but d’améliorer la sélection des zones susceptibles de présenter un intérêt minier.
Aterian détient 85 % du projet Azrar
Le projet Azrar couvre une superficie de 76,9 kilomètres carrés dans l’Anti-Atlas occidental. Aterian en détient 85 % du capital, tandis que Lithosquare possède les 15 % restants. Les travaux actuellement engagés sont intégralement financés dans le cadre de leur partenariat.
Aucun montant n’a été communiqué concernant le coût de la campagne en cours ou le budget prévu pour les prochains forages. L’évaluation du potentiel du site dépendra notamment des résultats des investigations géologiques et des sondages à venir.
Le périmètre d’Azrar se trouve à environ 45 kilomètres à l’est du projet cuprifère de Tizert, exploité par le groupe minier marocain Managem. Cette proximité s’inscrit dans un contexte géologique régional favorable à l’exploration, mais ne permet pas, à elle seule, de tirer de conclusions sur les ressources potentielles d’Azrar.
Les campagnes précédentes d’Aterian avaient déjà mis en évidence plusieurs secteurs présentant des indices de cuivre, d’argent et, localement, d’or. Les travaux actuels visent à mieux délimiter ces zones et à préparer les sondages nécessaires pour évaluer plus précisément le potentiel du sous-sol.
À ce stade, les découvertes annoncées constituent donc des indices d’exploration et non une estimation de ressources minérales. Les résultats des futurs forages seront déterminants pour établir la continuité des minéralisations et préciser l’intérêt économique éventuel du projet.
