
L’Office national des aéroports (ONDA) poursuit les préparatifs du futur terminal de l’aéroport Mohammed V de Casablanca avec le lancement de trois marchés publics représentant une enveloppe prévisionnelle cumulée d’environ 480 millions de dirhams. Ces contrats concernent les équipements d’embarquement, l’aménagement des accès routiers et le contrôle de la qualité des travaux. Ils s’inscrivent dans un vaste programme de modernisation de la principale plateforme aéroportuaire du Maroc.
336 MDH pour les équipements d’embarquement
Le marché le plus important porte sur la fourniture, l’installation et la mise en service des équipements destinés aux zones d’embarquement du futur terminal. Son montant prévisionnel atteint 336 millions de dirhams pour la tranche ferme.
Le contrat prévoit notamment l’installation de 47 passerelles télescopiques permettant aux passagers d’accéder directement aux avions, dont deux adaptées au pont supérieur de l’Airbus A380. Il comprend également 60 convertisseurs électriques et 61 systèmes de guidage destinés à faciliter le positionnement des appareils sur leurs postes de stationnement.
Une tranche conditionnelle est par ailleurs prévue pour assurer la maintenance des équipements. Son coût est estimé à 26,298 millions de dirhams toutes taxes comprises par an, sur une période pouvant aller jusqu’à cinq ans. Cette dépense annuelle potentielle n’est pas incluse dans l’enveloppe globale de 480 millions de dirhams.
Un échangeur routier de 113 MDH pour fluidifier les accès
Le deuxième marché concerne la construction d’un échangeur routier destiné à relier le futur complexe aéroportuaire à la route provinciale RP 3038. Le montant prévisionnel de cette infrastructure s’élève à 113,05 millions de dirhams TTC.
Les travaux doivent contribuer à améliorer la desserte du nouveau terminal et à organiser les flux de circulation autour de l’aéroport. Le délai d’exécution prévu est de 14 mois à compter de l’ordre de service de démarrage du chantier.
En parallèle, l’ONDA prévoit un budget de 30 millions de dirhams pour une mission de contrôle et de suivi de la qualité des travaux. Cette prestation doit permettre de vérifier la conformité des réalisations aux exigences techniques prévues et d’assurer le suivi de la qualité du chantier.
Un mégaprojet estimé à 15 milliards de dirhams
Ces trois marchés constituent une composante du projet de construction de la nouvelle zone terminale de l’aéroport Casablanca Mohammed V, dont le coût global est estimé à près de 15 milliards de dirhams hors taxes.
Conçu par l’agence britannique RSHP, le futur terminal doit s’étendre sur environ 600 000 m² et adopter une architecture en forme de H, articulée autour d’un bâtiment central et de deux jetées. Sa capacité initiale est prévue pour accueillir 20 millions de passagers par an, avec une possibilité d’extension à 30 millions.
Le programme comprend également la réalisation d’une nouvelle piste parallèle de 3 700 mètres, de voies de circulation pour les avions et de nouvelles aires de stationnement. Une tour de contrôle d’environ 42 mètres de hauteur figure aussi parmi les infrastructures prévues.
La modernisation concerne en outre les accès routiers, les parkings et la connexion avec la future ligne ferroviaire à grande vitesse. Le projet prévoit également des bâtiments techniques, de nouvelles installations électriques, une centrale énergétique et des équipements photovoltaïques.
Casablanca renforce ses capacités aéroportuaires
Avec ce programme, l’ONDA poursuit la transformation de l’aéroport Mohammed V afin d’accompagner l’évolution du trafic aérien et de renforcer les capacités d’accueil de Casablanca.
L’enjeu dépasse la construction d’une nouvelle aérogare. Les équipements d’embarquement, les accès routiers et les infrastructures techniques doivent fonctionner de manière coordonnée pour garantir le fonctionnement du futur terminal et faciliter les déplacements des voyageurs.
L’ONDA a également relancé un marché estimé à 144 millions de dirhams pour les prestations d’ingénierie et d’assistance technique liées au projet. L’ensemble de ces investissements s’inscrit dans la volonté de moderniser les infrastructures aéroportuaires marocaines et de renforcer la position de Casablanca dans les liaisons aériennes internationales.






















