
Le Maroc renforce sa position parmi les principaux débouchés de l’industrie turque du meuble, du papier et des produits forestiers. Au cours des neuf premiers mois de 2026, le Royaume s’est classé au quatrième rang des marchés de cette filière, avec des importations en provenance de Turquie estimées à 224,25 millions de dollars.
Selon la note d’évaluation publiée le 5 octobre par le secrétariat général des Unions des exportateurs de la Méditerranée (AKIB), le Maroc gagne ainsi une place par rapport à la même période de 2025, dépassant la Libye, dont les achats ont atteint 209,81 millions de dollars.
Le Royaume se situe désormais derrière l’Irak, avec 714,96 millions de dollars, le Royaume-Uni, avec 322,49 millions, et les États-Unis, avec 304,62 millions. La France arrive juste derrière le Maroc avec 215,17 millions de dollars, après une progression de 19% sur un an.
Les achats marocains reculent légèrement en valeur
Malgré son amélioration dans le classement, le Maroc affiche une légère baisse de ses achats turcs en valeur. Entre janvier et septembre 2026, ceux-ci ont atteint 224,25 millions de dollars, contre 225,89 millions sur la même période de 2025, soit un recul limité à 0,7%.
La baisse est en revanche plus marquée en volume. Les marchandises expédiées vers le Maroc ont représenté 242,81 millions de kilogrammes, contre 261,24 millions un an auparavant, soit une diminution de 7,1%.
Le Maroc représente ainsi 3,9% des exportations turques de la filière sur les neuf premiers mois de l’année. À l’échelle globale, les exportations turques de meubles, papier et produits forestiers ont reculé de 0,8%, à 5,80 milliards de dollars.
Le Maroc au septième rang en septembre
La tendance est différente sur le seul mois de septembre. Le Maroc a occupé le septième rang des clients de la filière turque, avec des achats de 21,44 millions de dollars, en baisse de 6,9% sur un an.
Le Royaume se retrouve derrière l’Irak, le Royaume-Uni, les États-Unis, la France, l’Iran et l’Allemagne.
Les volumes ont également diminué durant le mois, avec 23,45 millions de kilogrammes expédiés, contre un niveau supérieur un an auparavant, soit un recul de 5,9%.
Malgré cette baisse, le Maroc représente 3,2% des exportations mensuelles de la filière, évaluées à 680,85 millions de dollars en septembre, un niveau pratiquement stable sur un an.
Les exportateurs méditerranéens reculent davantage
La situation est plus contrastée lorsqu’on se concentre sur les exportateurs relevant de l’Union des exportateurs de meubles, papier et produits forestiers de la Méditerranée, l’Akamib.
Sur les neuf premiers mois de 2026, le Maroc constitue leur dixième marché, avec des ventes de 15,10 millions de dollars, en baisse de 10,5% sur un an. En volume, le recul atteint 21,6%, à 12,42 millions de kilogrammes.
En septembre, les exportations de l’Akamib vers le Maroc ont diminué de 14,5%, à 1,77 million de dollars. Les volumes ont également reculé de 15,1%, à 2,11 millions de kilogrammes.
Cette évolution intervient dans un contexte de contraction plus large des exportations de l’Akamib. Sur les neuf premiers mois de 2026, celles-ci ont diminué de 14%, à 617,42 millions de dollars.
L’Irak reste le premier client
La baisse des exportations de l’Akamib s’explique notamment par le recul très marqué de ses ventes vers l’Irak, premier marché de l’union malgré une contraction de 48,3%.
Pour le Maroc, les chiffres montrent donc une situation à deux niveaux. Le Royaume progresse dans le classement des marchés de l’ensemble de l’industrie turque du meuble, du papier et des produits forestiers, tout en enregistrant une légère contraction de ses achats en valeur et une baisse plus prononcée des volumes.
Cette évolution intervient alors que les échanges commerciaux entre les deux pays continuent de s’appuyer sur une offre industrielle diversifiée. La progression du Maroc dans le classement des débouchés turcs traduit ainsi surtout son poids relatif parmi les marchés de la filière, plutôt qu’une hausse de la demande marocaine en 2026.






















