
La Belgique entend prolonger les échanges engagés avec le Maroc autour de l’hydrogène vert par une nouvelle séquence à vocation commerciale. Deux missions économiques belges sont programmées en 2027, dont une au Maroc et une autre au Canada, selon une publication du SPF Affaires étrangères datée du 18 septembre 2026.
Le déplacement prévu au Royaume doit permettre aux entreprises belges de reprendre les discussions engagées cette année avec des responsables, experts et acteurs marocains de la filière de l’hydrogène vert. Bruxelles cherche ainsi à transformer les contacts établis dans le cadre de précédents échanges en opportunités de coopération économique et industrielle.
Sept pays étudiés par la Belgique
Cette initiative fait suite à un programme organisé par le SPF Affaires étrangères et l’Institut Egmont du 29 juin au 3 juillet 2026. La rencontre réunissait des délégations de sept pays identifiés par la Belgique comme disposant d’un potentiel important dans la production d’hydrogène vert : le Maroc, le Brésil, le Canada, l’Égypte, l’Inde, la Namibie et Oman.
Les délégations, composées de diplomates et de spécialistes du secteur, ont été invitées à confronter l’état d’avancement de leurs projets aux technologies et infrastructures développées en Belgique.
Le programme comprenait notamment des visites au port d’Anvers-Bruges, chez CMB.TECH et Fluxys, ainsi qu’au centre EnergyVille et auprès de John Cockerill Hydrogen. Les échanges ont couvert plusieurs maillons de la future chaîne de valeur, allant de la production et de l’électrolyse au stockage et au transport de l’hydrogène.
Selon le SPF Affaires étrangères, ces rencontres ont permis aux entreprises belges d’établir des contacts avec les représentants des sept pays participants et de mieux cerner l’état de développement de leurs différentes filières.
Le Maroc déjà présent dans la coopération énergétique belge
Le Maroc occupe déjà une place dans les relations énergétiques entre les deux pays. Une précédente visite gouvernementale belge à Rabat avait notamment abouti à un protocole d’accord portant sur la coopération dans le domaine de l’énergie verte.
Cette visite s’était accompagnée d’une délégation d’une vingtaine de chefs d’entreprise issus notamment des secteurs de l’énergie et des infrastructures. Dans son rapport annuel, le SPF Affaires étrangères mentionne également l’hydrogène vert parmi les domaines de la coopération économique entre la Belgique et le Maroc.
Pour Bruxelles, le Royaume constitue ainsi l’un des marchés avec lesquels les entreprises belges cherchent à approfondir leurs échanges dans une filière appelée à se développer avec l’essor des énergies renouvelables.
Anvers-Bruges et Fluxys au cœur de la stratégie
La Belgique travaille parallèlement à l’adaptation de ses infrastructures aux futurs flux d’hydrogène produits à l’étranger. Bruxelles estime que les pays disposant de ressources solaires et éoliennes importantes pourraient contribuer à son approvisionnement futur.
Dans cette perspective, le port d’Anvers-Bruges et Fluxys occupent une place centrale dans le dispositif belge, notamment pour l’importation, le transport et l’acheminement de molécules énergétiques vers les consommateurs européens.
D’autres acteurs belges couvrent des maillons complémentaires de la chaîne. John Cockerill Hydrogen intervient notamment dans les technologies d’électrolyse et de stockage, tandis qu’EnergyVille développe des travaux dans le domaine des technologies énergétiques. CMB.TECH apporte, de son côté, son expertise dans les applications liées au transport maritime.
Une nouvelle étape commerciale en 2027
La mission économique prévue au Maroc en 2027 doit permettre aux entreprises belges de reprendre les discussions initiées lors du programme organisé en juin et juillet et d’examiner de nouvelles possibilités de coopération.
D’ici là, les représentations diplomatiques et consulaires belges doivent maintenir les contacts établis entre les différents participants et accompagner les entreprises souhaitant poursuivre leurs démarches dans le secteur de l’hydrogène vert.
À ce stade, le SPF Affaires étrangères n’a pas encore précisé la composition de la future délégation, la date exacte de la mission ou les éventuels contrats qui pourraient être associés à ce déplacement. L’initiative s’inscrit néanmoins dans une volonté affichée de renforcer les échanges économiques autour de l’hydrogène et des infrastructures énergétiques entre la Belgique et le Maroc.




















