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Casablanca-Settat accueille le premier colloque sur la place de la ville-santé dans le développement territorial

L’Association Marocaine pour la Coopération et le Développement Durable (AMCDD) Casablanca-Settat organise, le samedi 10 janvier 2026 au siège de la Région Casablanca-Settat, le premier colloque consacré à la place de la ville-santé dans les programmes de développement territoriaux intégrés.

Dans sa note de cadrage, le communiqué souligne que « les enjeux de santé sont une préoccupation prioritaire des citoyens en attente d’un environnement sain ». Il précise que les citoyens sont devenus « de plus en plus exigeants, à juste titre, vis-à-vis de tous les facteurs qui peuvent influer sur leur santé », aussi bien dans leur cadre de vie que dans « l’équité de leur accès au système de soins ».

Le communiqué rappelle que cette évolution a été récemment renforcée par « les mesures prises pour généraliser la couverture de l’offre de soins, suite aux Hautes Directives de Sa Majesté », invitant ainsi à placer cette volonté citoyenne « au cœur des politiques urbaines ».

S’appuyant sur les données du Haut-Commissariat au Plan, le communiqué indique que « plus de 60 % des citoyens vivent aujourd’hui dans les villes », ce qui impose, selon les organisateurs, de « repenser l’aménagement et le développement urbains dans de nouveaux modèles ». L’objectif est de « construire un urbanisme favorable à la santé », capable de « prémunir des pollutions, d’inciter à l’activité physique, d’atténuer les effets du changement climatique et de créer les conditions propices au bien-être et au vivre-ensemble ».

Par ailleurs, le communiqué met en avant que « les déterminants de santé en milieu urbain ont une assise territoriale certaine ». Il énumère notamment « la qualité de l’air, de l’eau, des sols, de l’habitat, l’exposition au bruit, la mobilité, l’assainissement et la gestion des déchets », sans oublier « les impacts du dérèglement climatique ». À cela s’ajoutent « le stress thermique dû aux canicules et les vagues de froid appelées à poursuivre leur croissance dans les villes ».

Au-delà de l’aspect sanitaire, le communiqué insiste sur le fait que « la santé est aussi un facteur de cohésion sociale et un facteur d’attractivité économique fort pour les territoires », ce qui « nécessite un dialogue entre les acteurs de la santé et les décideurs de l’aménagement ».

Enfin, le communiqué conclut que l’objectif de ce colloque est de « croiser l’ensemble de ces déterminants avec les données sanitaires, dans une approche fortement interdisciplinaire », afin de « mieux comprendre les impacts sanitaires sur la vie urbaine » et de « contribuer à la construction d’un corpus de connaissances capable de renforcer la santé dans nos villes ».

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